Fleurs du Firdaws

Au Nom d'Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux As-Salamou 'Alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouhou Louange a Allah, le créateur de toutes choses, maitre de l'univers qui s'est installé Lui même sur le trône Louange a Allah
 
AccueilPortailCalendrierFAQS'enregistrerConnexion
Sujets similaires
halal en danger, hallal viande
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
Partenaires
Rue Du fric, jeu d'immobilier multijoueur
Top sites bismillah
Référencement des sites islamiques
meilleurs sites islamiques
<data:blog.pageTitle/>

Partagez | 
 

 A-t-on le droit de juger ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: A-t-on le droit de juger ?   Ven 22 Avr - 14:00

Assalamu aleikum mes soeurs.

Ici en Occident on entend partout qu'on ne doit pas juger les gens, qu'on ne peux pas car on en a pas le droit.

Au final qu'est ce que genre de point de vue engendre?
Nous voyons des tas de gens faire tout et n'importe quoi et quand on leur fait la morale, tout ce qu'on peut récolter c'est "T'as pas à me juger, t'es pas Dieu!" ou "T'as pas à me juger tant que tu ne seras pas parfait(e)" ou pire, ici en Occident, il y'a des choses complètement aberrantes qui en deviennent tout à fait normales à force de "tolérance" etc. et du fait de ne pas "juger"!

Et ce que cela engendre, c'est qu'on peut assister à toutes sortes d'abbération, du n'importe quoi, on a l'impression qu'on doit se taire sur tout, car la morale est considérée comme arriérée, moyen-âgeux...

Qu'en pense l'Islam sur le fait de juger? Certaines veulent se tenir éloigner le plus possible de ce mot (même parmis les musulmans), par peur de devenir un "jugeur", de devenir qqun qui se croit supérieur aux autres, mais quel est le rapport finalement? L'ISLAM déteste l'orgueil et l'orgueilleux pourtant il nous dit d'interdire le blâmable non? Donc ce sont deux choses compatibles que de mal juger les mauvaises actions et les mauvaises choses ET ne pas être orguilleux.

Prenons l'exemple de l'homosexualité, c'est une chose qui est apparue à cause de la turpitude, nous sommes bien d'accord. Mais en fait la plupart des gens trouvent ça normal (même certains musulmans), il n'y a pratiquement plus de morale, tout le monde peut faire ce qu'il veut,... je ne dis pas qu'il faut persécuter ses gens ou les juger de mauvais etc. mais on n'a pas à accepter ce genre de chose, que ce soit dans notre coeur, dans nos paroles ou dans nos geste, nous devons refuser ce genre de choses. Subhanallah. "Celui qui voit un mal, il doit l'empêcher avec sa main, et s'il n'a pas le pouvoir de cette action, il devrait l'empêcher avec sa langue, et s'il ne peut pas faire cela, alors il devrait au moins examiner un vice dans son cœur, et c'est un très faible niveau de son Iman (la foi). "
"Celui qui voit un mal, il doit l'empêcher avec sa main, et s'il n'a pas le pouvoir de cette action, il devrait l'empêcher avec sa langue, et s'il ne peut pas faire cela, alors il devrait au moins un examinateur dans son vice-cœur, et c'est un très faible niveau de son Iman (la foi). " [voir Sahih Mouslim, Tirmidhi, Ibn Majah, Nasai - tel qu'il est inscrit dans Targheeb Wa'l-Tarheeb par Al-Hafiz Mundhiri, d. [voir Sahih Mouslim, Tirmidhi, Ibn Majah, Nasai - tel qu'il est inscrit dans Targheeb Wa'l-Tarheeb par Al-Hafiz Mundhiri, d. 1258 CE; Rahimahumullah], 1258 CE; Rahimahumullah

Ca devient gravissime quand même ...

Ce n'est pas la personne qu'on juge mais la chose en elle-même, l'homosexualité (par exemple).

Je n'ouvre pas ce topic pour crée un débat autour du jugement mais vous faire lire un genre de petit cours écrit par un frère très intelligent et pertinent mashaAllah, c'est un psychologue musulman, je précise ce détail juste à titre de complément d'info sur le frère :-)

Il a plusieurs arguments et plusieurs pages, donc pour lire la suite il faut cliquer sur "Suivant" juste en dessous du texte à droite à chaque page, sauf à la dernière page évidemment :

MODERATION : lien suprimé je laisse ton texte mais nous refusons tout lien sur le forum


Ma ptite intro avait juste pour but de dire qu'au final, à force de dire qu'on ne doit pas juger, qu'il faut être tolérant etc. la société occidentale en vient à accepter toute sorte de choses aberrantes, inhumaines, pas naturelles, absurdes et haram, et qui dit haram dit réprimée par Allah Swt. (La transexualité, l'homosexualité etc., et bientôt ils vont accepter la zoophilie aussi?? (Cela signifie avoir des rapports sexuels avec des animaux, ça existe malheureusement) Astaghfirullah...)

PS : Je ne savais pas du tout où ouvrir ce topic, peut-être pourrait-on ajouter dans ce forums encore quelques sections?

Barakallahu fikonna.
Revenir en haut Aller en bas
abida388
Super participante macha Allah!
Super participante macha Allah!


Date d'inscription : 12/04/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Ven 22 Avr - 19:44

Salam

en faite tout vient de comment on perçoi ce mot

nous jugeons un comportement et non la personne bien evidemmment, en tant que msulman notre devoir est d efaire le rapel, par contre la où il est important de faire une distinction , c'ezst là ou s'arrete notre jugement

la personne si elle se repentit, oû selon son acte si elle ira en enfer où au paradis , celà sa revient à Allah et pas à nous

aussi il est de notre devoir, de garder secret le péché de la personne mais malheresement combien parmis nous arrive à faire ceci, car bien souvent on se permet justement de "jugé" dans le mauvais sens du terme

on va crier à tout va à qui veut l'entendre que tel à fait celà... hors notre jugement doit être benefique

aussi nous devons pas non plus nous cacher sous couvert de ce devoir pour critiqué à tout va

un exemple: dans l'islam comme le souligne le texte en effet notre devoir est de juger le mauvais comportement, cependant en islam il y aussi la divergence , et bien souvent en voulant peut être bien faire on tente d imposer notre vision des choses à une personne, sous couvert que il faut faire le rapel, hors on se doit d'accpeter aussi la divergence

je sais pas si j'ai été claire


ensuite beaucoup effectivement ce cache sous la tipique phrase "Dieu seul juge" et n'accepte aucun rapel, ou il y a le typique
la religion c'est dans le coeur

quoi qu'il en soit, oui nous devons juger, pour faire le rapel, ne pas accpeter les mauvaise moeurs, mais attention à ne pas franchir la limite de ce jugement qui nous revient
Revenir en haut Aller en bas
safiaa
Modératrice


Date d'inscription : 15/04/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Ven 22 Avr - 19:47

salam aleykoum

ma sœur
j'ai déplacé ton sujet ici,

il y assez de catégories dans le forum
je pense qu'il n'y a pas besoin d'autres catégorie

qu'Allah te récompense pour ce rappel
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Ven 22 Avr - 21:06

Assalamu aleikum

Barakallahu fiki Abida tu as bien fait de préciser ça car moi je n'ai parlé que d'un seul côté du sujet alors que finalement c'est un couteau à double tranchant !
En effet, d'un côté il ne faut pas complètement se taire au risque d'être un peu complice et donc de tolérer certaines bêtises mais d'un autre côté on ne doit pas parler n'importe comment quand on "juge" car nous n'avons pas à dire cette personne va aller en enfer ou au paradis etc.

Oukhty Safia, je n'avais pas vu que le coin "Coran, sounnah etc" contenait une section Rappel.

Barakallahu fikonna.
Revenir en haut Aller en bas
AmatuLlâh
Je m'habitue al hamdoulillah
Je m'habitue al hamdoulillah
avatar

Date d'inscription : 12/03/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Lun 16 Mai - 9:24

As-Salâmu'alaykum,

De qui est le texte? Du frère avant l'heure? Le titre est-ce la Hisbah?

Sinon il est vrai que ce sujet crée de forte polémique alors que tout est clair. Nous avons le devoir de juger les actes. Le coeur Seul Allâh sait ce qu'il détient. En référence au hadith de Umar:

« Des gens étaient punis par la la révélation à l’époque du Messager d’Allah, sallAllahu ‘alayhi wa sallam, mais la révélation s’est interrompue, et aujourd’hui nous ne punissons qu’en fonction de ce qui nous apparait de vos actes. Celui qui nous montre le bien, nous lui accordons la sécurité et le rapprochons de nous, et ce qu’il cache ne nous regarde pas, Allah le jugera pour cela. Et celui qui nous montre le mal, nous ne lui accordons pas la sécurité et ne le croyons pas, même s’il nous dit que son for intérieur est bon.»


[ rapporté par Al-Bukhary (2498)]
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Lun 16 Mai - 9:43

Assalamu aleikum

Oui oukhty c bien celui-là !!

Il a été supprimé car j'ai mis le lien, il faut que je copie et colle tout inshaALLAH bientôt.
Revenir en haut Aller en bas
ummu assia
Je m'habitue al hamdoulillah
Je m'habitue al hamdoulillah
avatar

Date d'inscription : 23/08/2011

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 11:57

bismillahi

Salam

Citation :

A t'on le droit de juger ?


Mashallah c'est un sujet qui me tient vraiment à coeur


Personnellement, je pense sincerement et je l'ai appris au cour de ses années par les nombreuses epreuves que j'ai pu voir pour moi meme et pour les soeurs que le jugement des actes des gens ne nous appartient pas et il fait parti du bon islam, de se meler de ce qui ne nous regarde pas (quand bien même ce sont nos familles etc..) Même si c'est difficile il faut savoir prendre sur soit et se contenir dans toutes les situations difficile. Cela fait partie de la foi mashallah et quel bon comportement . De plus , il faut etre miséricordieux avec autrui, car celui qui ne l'est pas, Allah azzawajal ne le sera pas avec lui le jour du jugement. C'est ce qui est précisé dans ces hadiths mashallah :



Abu Hurayra Radi Allah \'anhou Q rapporte que le Messager de Dieu salallahou Alayi assalam sur lu wa salam a dit :

« Fait partie du bel Islam de quelqu'un le fait, pour lui, d'éviter de se mêler de ce qui ne le regarde pas. »

[ Rapporté par At-Tirmidhî et Ibn Mâja ]





Selon Jarir ibn Abdillah radhia allahou anhou le Messager d’Allah salallahou Alayi assalam sur lu wa salam a dit :

"Celui qui n’est pas miséricordieux envers les gens, Allah ne sera pas miséricordieux envers lui"

[ Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim ]

Et Ahmed l'a rapporté aussi selon le hadith d'Abou Saïd
radhia allahou anhou et a ajouté :

"Et celui qui ne pardonne pas, on ne lui pardonnera pas"



Le mieux c'est lorsqu'on voit une chose répréhensible, qu'on essaye d'en parler doucement avec la personne, qu'on essaye de "le corriger"' en lui indiquant les hadiths et le coran qui correspondent et si la personne n'écoute pas ou n'agit pas ce n'est pas à nous de la juger ni de lui faire des reproches. comme préciser dans le hadith qu'on connait toutes :

Abou Said Al Khoudri (que Allah lui accorde Sa satisfaction) rapporte qu'il a entendu dire le Messager de Dieu (salallahou Alayi assalam sur lu wa salam):

"Que celui d'entre vous qui voit une chose répréhensible la corrige de sa main! S'il ne le peut de sa main, qu'il la corrige avec sa langue! "S'il ne le peut avec sa langue que ce soit avec son cœur et c'est là le degré le plus faible de la foi".
(Rapporté par Moslem)


Nous ne savons pas ce qu'il y a dans le coeur des gens, il est possible que la personne n'agisse pas immédiatement car le nafs est vraiment difficile à gérer, mais il est possible aussi que le rappel est été bien compris et que la personne ai une intention de vouloir faire en sorte de s'améliorer tout doucement. Qu'en serait il si notre comportement serait odieux avec cette personne à ce moment là ? soyons franche, elle s'effondrerait surement et se dirait c'est même pas la peine.

C'est un GRAND jihad que de ne pas se meler des gens, ne pas se meler de ce
qu'ils font et de laisser le jugement à Allah azzawajal, mais c'est le LE bon comportement. Chacun répondra de ses propres actes dans la tombe mais
personne, ne répondra pour les actes de l'autre dans la tombe. C'est pour cela que le mieux est de s'occuper de soit meme, de sa propre foi et de son nafs à soit plutot que de regarder chez les autres leurs défaults. A ce propos il y a un hadith qui explique qu'on doit cacher les défaults de nos freres et soeurs, mais est ce qu'on le fait maintenant ? Non, on court le raconter aux autres et c'est quelque chose qu'il faut impérativement corrigé.. Quel est le bienfait pour nous meme à aller raconter la vie de l'autre sachant que ce qu'on est entrain de faire est peut etre pire auprès d'Allah azzawjal. ? il est interdit de nuire aux musulmans de quelconque manière que ce soit, de le blesser et de lui faire du mal. il faut le respecter et l'encourager avec sagesse dans le bien et respecter sa décision.

"Les croyants ne sont que des frères Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu'on vous fasse miséricorde."
[ Sourate 49 - verset 10 ]



ceci est tiré du livre riyad as salihin :

Ryad as salihin chap 28 an nawawi



28 - Le devoir de cacher les défauts des Musulmans et l’interdiction de les diffuser sauf en cas de nécessité


(je ne copie pas tout mais juste un hadith :)

240. Selon Abou Hourayra Radi Allah \'anhou Q , le Messager de Dieu salallahou Alayi assalam sur lu wa salam a dit: «Il n'est personne qui couvre les défauts de son prochain dans ce bas monde dont Dieu ne lui couvre les siens le jour de la résurrection». (Mouslim)


Lors de son dernier sermont mashallah, notre prophete bien aimé (salallahou
Alayi assalam sur lu wa salam ) à dit très clairement :

Citation :

Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser.

Citation :


Vous savez que chaque musulman est le frère d'un autre musulman. Vous êtes tous égaux. Aucune personne n'est supérieure à une autre excepté en piété et en bonne action.


Nous sommes tous égaux devant Allah azzawjal.


Il faut avoir en tete que la guidée revient à Allah azzawjal ma soeur, et non
pas à nous. Quand bien meme on pourrait parle à une soeur sur un sujet
pendant des heures et des heures, la compréhension ne provient que d'Allah
azzawajal et non de nous meme. Donc juger une personne cela peut revenir
à remettre en cause la décision qu'Allah azzawajal à voulu pour cette personne.


Nous , nous devons nous rappeler le comportement du prophete mohammad
salallahou Alayi assalam sur lu wa salam, qui était bon, souriant en toute occasion meme
lorsqu'il entendait des énormités, et tout cela dans le but unique de precher la
bonne parole. Et il nous à laisser de quoi comprendre cela

Les hadiths et le coran qui permettent de comprendre cela sont assez clairs je pense , le mieux est vraiment d'aider son frere ou sa soeur en lui soumettant les versets et hadiths et de le laisser ensuite faire son propre cheminement..

Franchement maintenant de nos jours c'est catastrophique, le comportement de certains musulmans , je détaillerais pas trop parce que de toute facon vous le savez, mais les gens jugent, critiquent et raconte tout sur les autres. A nous d'etre intelligent et de suivre la vrai voie que nous à conseillé notre prophete mohammad salallahou Alayi assalam sur lu wa salam par son comportement et son exemple à suivre.

désolé pour le pavé, j'étais très inspirée !!!

Salam
Revenir en haut Aller en bas
Malika
Super participante macha Allah!
Super participante macha Allah!
avatar

Date d'inscription : 12/03/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 12:25

bismillahi
louange à ALLAH LE SEIGNEUR des mondes
et paix et bénédiction soient sur Mohamed-le messager de la douceur,


mach'ALLAH Azâ wa Jalâ, la qowâta ilâ bi ALLAH AL3ALEY AL3ADHIM, qu'ALLAH Tabaraka wa Ta3ala Fasse donc que tu sois toujours très inspirée et qu'IL t'en Accorde la plus belle récompense et nous Accorde le bien de tes inspirations :-)

question: comment peut-on agir dans ce cas conformément à la recommandation du coran: recommander le bien et pousser le blâmable ( al'amer bi alma3rouf wa anâhey 3ani almounkar) ?

continuation heureuse


salam aleykoum
Revenir en haut Aller en bas
ummu assia
Je m'habitue al hamdoulillah
Je m'habitue al hamdoulillah
avatar

Date d'inscription : 23/08/2011

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 12:47

bismillahi

Salam



oh c'est gentil ta dou'a ma soeur barak allahou fiki


bien justement par rapport au fait d'agir avec recommandation dans toute chose c'est ca qui est difficile. Ordonner le convenable, interdire le blamable. Avec sa main, langue et coeur. Quand une personne agit de mauvaise manière, on essaye de lui parler avec une grande douceur, de choisir le bon moment et non pas de sauter dessus (comme on sait super bien le faire), de trouver les bons mots, de reflechir avant de parler, de trouver les bons hadiths et les bons versets, mentionnant les faits. Bref, se préparer avant de parler, parce que nous ne sommes que des humains et nous n'avons pas la science infuse. Et ensuite après avoir fait notre devoir en tant que musulman, laisser la personne, la laisser cheminer elle meme, reflechir par elle meme, en voyant notre bon comportement et la manière dont on lui à parler, cela ne pourra soit qu'etre bénéfique, soit la personne va refuser MAIS tout cela ne provient que d'ALLAH azzawajal, car IL a le pouvoir de mettre des voiles devant nos coeurs comme de retirer les voiles pour avoir la bonne compréhension de la religion. C'est là qu'intervient les dou'as , je pense sincerement qu'en faisant cela et en priant pour son frere et sa soeur , pour qu'elle trouve le bon chemin , que c'est le meilleur comportement à avoir en toute circonstance.

wa allahou alam.


Salam
Revenir en haut Aller en bas
Malika
Super participante macha Allah!
Super participante macha Allah!
avatar

Date d'inscription : 12/03/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 12:58

bismillahi
louange à ALLAH LE SEIGNEUR des mondes
et paix et bénédiction soient sur Mohamed-le messager de la douceur,

Salam aleyk

barak'ALLAH Azâ wa Jalâ fiki oukhty

continuation heureuse

salam aleykoum
Revenir en haut Aller en bas
Salwa Oum Abd Allah
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah
avatar

Date d'inscription : 29/03/2011

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 13:31

ummu assia a écrit:
bismillahi

Salam



oh c'est gentil ta dou'a ma soeur barak allahou fiki


bien justement par rapport au fait d'agir avec recommandation dans toute chose c'est ca qui est difficile. Ordonner le convenable, interdire le blamable. Avec sa main, langue et coeur. Quand une personne agit de mauvaise manière, on essaye de lui parler avec une grande douceur, de choisir le bon moment et non pas de sauter dessus (comme on sait super bien le faire), de trouver les bons mots, de reflechir avant de parler, de trouver les bons hadiths et les bons versets, mentionnant les faits. Bref, se préparer avant de parler, parce que nous ne sommes que des humains et nous n'avons pas la science infuse. Et ensuite après avoir fait notre devoir en tant que musulman, laisser la personne, la laisser cheminer elle meme, reflechir par elle meme, en voyant notre bon comportement et la manière dont on lui à parler, cela ne pourra soit qu'etre bénéfique, soit la personne va refuser MAIS tout cela ne provient que d'ALLAH azzawajal, car IL a le pouvoir de mettre des voiles devant nos coeurs comme de retirer les voiles pour avoir la bonne compréhension de la religion. C'est là qu'intervient les dou'as , je pense sincerement qu'en faisant cela et en priant pour son frere et sa soeur , pour qu'elle trouve le bon chemin , que c'est le meilleur comportement à avoir en toute circonstance.

wa allahou alam.


Salam

Salam Alaykoum

Mash'Allah! J'aime comment tu parles :)
Revenir en haut Aller en bas
ummu assia
Je m'habitue al hamdoulillah
Je m'habitue al hamdoulillah
avatar

Date d'inscription : 23/08/2011

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 15:13

bismillahi

Salam

une fois j'ai entendu une soeur dire :
Citation :

Si dans mes messages il y a un kheir (bien) quelconque cela émane d'Allah azzawajal, et si il y a un char (mal) quelconque cela émane de chaytane errajeem et de nafssi (mon ame).

et franchement mashallah, j'ai trouvé ses paroles tellement juste !!! ma soeur salwa oum Abd Allah, je trouve que ca represente bien nos paroles tu ne trouves pas ?


Salam
Revenir en haut Aller en bas
abida388
Super participante macha Allah!
Super participante macha Allah!


Date d'inscription : 12/04/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 15:42



pour aller faire le rapel à quelqu'un avec douceur on est obligé de jugé, mais attention au terme
jugé c'est voir une situation est jugé si cela est un bien ou un mal
de ce jugement en tant que musulman on doit allé voir la personne et lui faire le rapel gentiment
l'entourer ,parler avec elle

ensuite son coeur, son repentir ne nous regarde absolument pas

le jugement suprème appartient à Allah
mais deja pour savoir ce qui est bien ou mal, éviter les mauvaises fréquentation
on juge une situation

je répète on juge la situation pas la personne en elle même
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:49

Assalamu aleikum

Oukhty Umm Asia, il ne s'agit pas de juger à tout va et pour ne rien dire, mais nous avons besoin de juger, pas d'une mauvais manière, mais d'une manière qui nous est naturelle dans le sens où sans ça on ne pourrait ni conseiller qqun ni rien!

Comment le lien a été supprimé, je vous mets les textes jespere que vous comprendrez mieux :

Réponses aux faux arguments contre la hisbah (intro)

Bismillâh
As salâmu 'alaykum wa rahmatullâh

Chers frères et soeurs,


La hisbah, c'est ce qu'on appelle le amr bi-l-ma'rûf et le nahy 'an-il-munkar. C'est-à-dire ordonner le convenable et tout ce qui est reconnu religieusement comme étant le bien et interdir le répréhensible et tout ce qui est reconnu religieusement comme étant le mal. Ordonner et interdire à soi-même et aux autres. Pour certains musulmans, cela est réprouvé car le considère comme un jugement des actions, un jugement des gens, un jugement des frères et soeurs...

C'est pourtant un des piliers de l'islam que de pratiquer la hisbah, pilier qui ne souffre aucune divergence dans la communauté des gens de la Sunnah. Or depuis toujours, des musulmans ont lutté contre ce pilier, qu'ils n'acceptent ni de pratiquer ni de recevoir de la part de leurs frères et soeurs. Ils se fondent sur tout un tas d'arguments dont nous présentons les cinq plus importants, suivant le plan de la risâlah du Docteur Fadhl Ilâhiyy : Chubuhât hawla-l-amri bi-l-ma'rûfi wan- -nahyi 'an-il-munkar (Faux arguments autour de la question d'ordonner le convenable et d'interdire le répréhensible).

Ces 5 faux arguments sont les suivants :

1. On doit abandonner la hisbah car cela va à l'encontre des libertés individuelles, qui est pourtant un des principes du Coran
2. On doit abandonder la hisbah dans la mesure où l'égarement des égarés n'a pas d'influence sur nous ;
3. On doit abandonner la hisbah tant qu'on n'est pas parfaits dans l'application de l'islam ;
4. On doit abandonner la hisbah pour ne pas tomber dans la fitnah ;
5. On doit abandonner la hisbah quand elle n'a pas d'effet et que les gens ne répondent pas à l'appel.


Nous publierons les réponses à ces 5 faux arguments petit à petit, in châ Allâh.
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:50

Réponses aux faux arguments contre la hisbah : argument 1 - réponse 1

As-salâmu 'alaykum wa rahmatullâh

Cher frères et soeurs

Le premier faux argument contre la hisbah est :

On doit abandonner la hisbah car cela va à l'encontre des libertés individuelles, qui est pourtant l'un des principes du Coran

Certaines personnes disent que nous ne devons pas nous mêler des affaires des gens en leur ordonnant de faire ce qu'ils ne veulent pas faire et en leur interdisant ce qu'ils aiment faire car cela contredirait un des principes de l'islam, la liberté individuelle. Ils n'acceptent pas de faire la hisbah ni même de la recevoir. Ces musulmans s'appuient en effet sur la parole d'Allâh contenue dans le verset 256 de la sourate 2, Al-Baqarah, La Vache :

Pas de contrainte en matière de religion[...]

Le docteur Fadhl développe 7 contre-arguments. Voici le premier :

a/ la liberté individuelle n'est pas un principe applicable chez l'homme

On a envie de demander à ces musulmans où ils ont vu qu'une telle " liberté individuelle " était appliquée. Où en Orient ? Où en Occident ? Qui a jamais prétendu cela ? En réalité, il est toujours demandé à l'homme, où qu'il se trouve, de se soumettre complètement, de s'asujettir à des règles et à une discipline, quel que soit son avis, en toutes circonstances. Permettrait-on à quiconque en Orient ou en Occident de brûler un feu rouge ? Permet-on en Occident à un homme qui a gagné honnêtement son argent et qui possède une terre, de construire une maison comme il le veut, sans qu'il ait à respecter les règles esthétique, d'hygiène et de sécurité que la ville impose en matière de construction?
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:51

Réponses aux faux arguments contre la hisbah : argument 1 - réponse 2

Pour rappel, le premier faux argument contre la hisbah est :

On doit abandonner la hisbah car cela va à l'encontre des libertés individuelles, qui est pourtant l'un des principes du Coran

L'auteur donne son 2e contre-argument :

b/ le concept islamique de liberté individuelle

La liberté individuelle que l'islam assure à l'homme est celle qui lui permet de s'affranchir de l'adoration des créatures pour s'adonner à l'adoration du Créateur. On pourra lire dans le verset 29 de la sourate 39, Az-Zumar, Les Groupes, la magnifique parabole suivante :

Allah fait une comparaison entre d'un côté un homme qui appartient à plusieurs associés qui ne sont pas d'accord entre eux et se querellent à son sujet pour se partager ses services et, de l'autre, un homme qui n'appartient qu'à une seule personne : ces deux hommes sont-ils donc comparables ? Al-hamdu lillâh ! Mais les idôlatres ne savent pas.


Il est ainsi demandé à l'homme de se libérer de sa dépendance à l'égard de tout autre qu'Allâh pour devenir un serviteur réellement libre et obéissant, soumis à Allah, l'Unique Divinité, le Créateur, Celui qui possède et agence toute chose. Voila comme Rabi'iy ibn 'Âmir a répondu au chef militaire perse Rustum : " Allâh nous a fait revivre, Il nous a libérés de l'adoration des créatures pour nous permettre de L'adorer Lui ! "

Donc il est demandé aux croyants de se soumettre complètement à Allâh, d'observer scrupuleusement Ses commandements et Ses interdictions, comme le Coran l'affirme dans cet extrait du verset 208 de la sourate 2, Al-Baqarah, La Vache :

Ô les croyants ! Entrez tous complètement dans l'islam, sans rien en abandonner[...]

Ibn Kathîr interprète ce verset en disant qu'Allah ordonne aux croyants qui croient en Lui et suivent Son prophète de s'attacher aux commandements de l'islam, à tous les droits qu'iI octroie et à tous les devoirs qu'iI impose, d'obéir à tous Ses ordres et d'abandonner tout ce qu'Il interdit, autant qu'on le peut.

Et Allâh nous prévient qu'aucun croyant, qu'aucune croyante n'a le moindre marge de maneouvre une fois qu'Allâh ou Son prophète ont donné un ordre. C'est le verset 36 de la sourate 33, Al-Ahzâb, Les Coalisés :

Un croyant, tout comme une croyante, n'a pas à décider par lui-même pour la moindre chose une fois qu'Allâh et Son prophète ont donné un jugement sur cette chose. Et quiconque désobéit à Allâh et à Son messager s'est vraiment très clairement égaré.

Allâh nous a également dépeint l'empressement des croyants à obéir à Son prophète et à éviter ce qu'Il nous a interdit, dans le verset 51 de la sourate 24, An-Nûr, La Lumière :

La seule parole des croyants, quand on les appelle à revenir à Allah et à Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : " Nous avons entendu et nous avons obéi ! " Et voilà ceux qui réussissent.

On se demande donc quelle est cette prétendue liberté individuelle dont l'islam aurait fait un de ses grands principes et qui nous empêcherait de montrer aux gens qu'ils sont dans l'erreur et que leurs pratiques ne relèvent pas des commandements de l'islam puis de leur montrer comment ils doivent agir conformément aux ordres d'Allâh et de Son prophète.
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:51

Réponses aux faux arguments contre la hisbah : argument 1 - réponse 3

Pour rappel, le premier faux argument contre la hisbah est :

On doit abandonner la hisbah car cela va à l'encontre des libertés individuelles, qui est pourtant l'un des principes du Coran

L'auteur donne son 3e contre-argument :


c / Comment comprendre la fameuse parole d'Allâh : Pas de contrainte en matière de religion (verset 256, sourate 2, Al-Baqarah, La Vache)?

Les musulmans qui militent en faveur de cette liberté individuelle ont à l'origine un problème de compréhension de cette parole d'Allâh. Cette parole ne signifie pas que tous les hommes peuvent faire ce qu'ils ont envie de faire, pratiquer ce qu'ils ont envie de pratiquer et abandonner ce qui les gênent, ni que personne n'a à leur dire d'obéir à Allah et de cesser de commettre des péchés. Mais la parole d'Allâh signifie - et Allâh sait mieux -, comme le démontre Ibn Kathîr, qu'Allâh interdit de contraindre les gens à entrer dans l'islam.

Mais même cette interdiction ne concerne pas tous les mécréants et de nombreux exégètes ont affirmé que cette règle ne concernait que les gens du Livre et ceux qui s'apparentent à eux. Mais aux idôlatres arabes et à ceux qui leurs sont apparentés, on ne permet pas de suivre une autre religion que l'islam. S'ils n'acceptent pas, ils doivent être combattus. Selon At-Tabariyy également, cet avis est le plus juste. Il ajoute dans son exégèse de ce verset que ce dernier ne concerne que les gens du Livre, les mazdéens (zoroastriens) et tout celui qui pratique une religion autre que l'islam. Ces gens doivent payer une taxe aux musulmans chez lesquels ils vivent. C'est cet avis qui est retenu par la majorité des savants car il est notoire que le prophète a obligé certains peuples à embrasser l'Islam. Il a même ordonné de les tuer s'ils ne l'acceptaient pas. C'est le cas des idolâtres arabes car comme le rapporte Al-Bukhâriyy, selon Ibn 'Umar, le Prophète, sallallâhu 'alayhi wa sallam, a dit qu'il est venu " pour combattre les gens tant qu'ils ne témoignent pas que personne ne mérite d'être adoré hormis Allâh et que Muhammad est Son envoyé, qu'ils ne prient pas et ne sortent pas la Zakât sur leurs biens. Mais s'ils s'acquittent de tout cela, leur sang et leurs bien deviennent sacrés, en dehors des droits que l'islam a sur eux. Et c'est qui les jugera selon leurs intentions ". C'est également le cas des apostats qui ont quitté l'Islam.

Pour d'autres peuples, le Prophète n'a pas ordonné qu'ils se convertissent à l'islam mais leur a demandé de payer une taxe et les a laissés appliquer leur fausse religion. Tel fut le cas des gens du Livre et assimilés.

Aux gens qui refusent de recevoir la hisbah, on ne peut que leur demander s'ils sont juifs ou chrétiens, de sorte qu'effectivement on ne pourrait les enjoindre à pratiquer l'Islam correctement !
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:51

Réponses aux faux arguments contre la hisbah : argument 1 - réponse 4

Pour rappel, le premier faux argument contre la hisbah est :

On doit abandonner la hisbah car cela va à l'encontre des libertés individuelles, qui est pourtant l'un des principes du Coran

L'auteur donne son 4e contre-argument :


d/ le Coran et la Sunnah rendent obligatoire la hisbah

Ceux qui affirment qu'on doit laisser les gens faire ce qu'ils veulent s'appuient de façon inappropriée sur une petite partie d'un seul verset (voir réponse 3). Ils laissent de côté de nombreux textes clairs, qui ne laissent pas la place au doute quant à l'obligation de la hisbah dans l'islam. Pourquoi ces musulmans ne mentionnent pas ces textes limpides qui rendent obligatoire la hisbah et interdisent formellement de l'abandonner ?

Voici des exemples de tels textes :

Allâh a dit dans le verset 104 de la sourate 3, Âlu 'Imrâne, La Famille de 'Imrâne : Qu'il y ait parmi vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Et ce seront eux qui réussiront à gagner le Paradis.


Le prophète a dit dans un hadith bon de Ibn Mâjah: " Ordonnez vite le bien et interdisez le mal avant le jour où, quand bien même vous appelleriez les gens à l'islam, personne ne vous répondra. "

On ne peut ignorer également ces paroles du Prophète, sallallâhu 'alayhi wa sallam, qui lient directement l'îmâne à la hisbah : " Quiconque voit une chose non conforme à la religion (munkar) doit la changer avec sa main ; s'il ne le peut, se sera avec sa langue ; s'il ne le peut, alors avec son coeur mais alors ce sera le degré le plus faible de l'îmâne. "

Si l'on rend la hisbah indésirable, comment interpréter qu'Allâh fait de l'entraide dans la vérité une condition du bonheur, comme dans le verset 3 de la sourate 103, Al-'Asr, Le Temps :

Sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres, se recommandent mutuellement la vérité et se recommandent mutuellement de patienter.


Comment ne pas entendre cette menace terrible qu'Allâh ainsi que Son messager promettent à ceux qui délaissent la hisbah ?

Et craignez une calamité qui n'affligera pas exclusivement les injustes d'entre vous. Et sachez qu'Allâh est dur en punition.
Sourate 8, Al-Anfâl, Le butin, verset 25

Comment ne pas entendre la malédiction d'Allâh sur ceux qui délaissent la hisbah ?

Ceux des Enfants d'Israël qui n'avaient pas cru ont été maudits par la bouche de Dâwûd et de 'Îsâ fils de Mariam, parce qu'ils désobéissaient et transgressaient. Ils ne s'interdisaient pas les uns aux autres ce qu'ils faisaient de blâmable. Comme est mauvais, certes, ce qu'ils faisaient !
Sourate 5, Al-Mâ-idah, La Table Servie, versets 78-79

Peut-on encore parler d'un principe islamique de liberté individuelle ?
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:52

Réponses aux faux arguments contre la hisbah : argument 1 - réponse 5

Pour rappel, le premier faux argument contre la hisbah est :

On doit abandonner la hisbah car cela va à l'encontre des libertés individuelles, qui est pourtant l'un des principes du Coran

L'auteur donne son 5e contre-argument :

e/ le prophète a pratiqué la hisbah

On demandera aux partisans de ce faux argument si le verset pas de contrainte en religion [...] leur a été révélé à eux ou s'il a été révélé au meilleur des hommes. Qui connait le mieux l'interprétation de ce verset ? Lui ou eux ? Allâh a dit à son Prophète :

Et vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu'on a fait descendre pour eux et afin qu'ils réfléchissent.
Sourate 16, An-Nahl, Les Abeilles, verset 44

Dès lors qu'il n'y a pas de doute sur les compétences du Prophète, voyons comment il a interprété ce verset. A-t-il ordonné la hisbah ou a-t-il ordonné qu'on l'abandonne, sous prétexte que les hommes sont libres et qu'il n'y a pas de contrainte en religion ?

Non, le Prophète a bel et bien pratiqué la hisbah, chez lui ou dehors, à la mosquée ou au marché, en ville ou en voyage, pendant la guerre ou en temps de paix comme le décrit Allâh :

Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises
Sourate 7, Al-A'râf, verset 157

Et l'on doit se souvenir que :

En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment.
Sourate 33, Al-Ahzâb, verset 21
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:52

Réponses aux faux arguments contre la hisbah : argument 1 - réponse 6

Pour rappel, le premier faux argument contre la hisbah est :

On doit abandonner la hisbah car cela va à l'encontre des libertés individuelles, qui est pourtant l'un des principes du Coran

L'auteur donne son 6e contre-argument :


f/ le code pénal islamique

Muslim rapporte selon le compagnon 'Ubâdat ibn Sâmit, qu'Allâh soit satisfait de lui, que le Prophète, sallallâhu 'alayhi wa salam, a donné la peine pour adultère comme suit : " Pour la fornication entre un vierge et une vierge, ce sera une peine de cent coups de fouet et un exil d'un an ; pour l'adultère entre deux personnes mariés, ce sera cent coups de fouet et la lapidation. "

Ibn Mâjah rapporte dans un hadith authentique que le prophète a envoyé un compagnon couper la tête et prendre les biens d'une personne qui avait épousé la femme de son père. Et dans un autre hadith authentique, il rapporte que le prophète a ordonné d'exécuter les homosexuels, qu'ils soient passifs ou actifs.

Al-Bukhâriyy rapporte que le Prophète, sallallâhu 'alayhi wa sallam, a ordonné de tuer celui qui abjure l'Islam.

Si la liberté individuelle était un principe inaliénable de l'islam, ces peines n'auraient pas lieu d'être.
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:53

Réponses aux faux arguments contre la hisbah : argument 2 - réponse 1

Pour rappel, le deuxième faux argument contre la hisbah est :

2 - On doit abandonner la hisbah dans la mesure où l'égarement des égarés n'a pas d'influence sur nous

Certaines personnes prétendent que nous n'avons pas à pratiquer la hisbah car Allâh nous ordonne de nous soucier de nous-mêmes et qu'Il nous apprend que l'égarement des autres ne peut nous faire du mal. Ils s'appuient sur cette parole d'Allâh pour précher le faux :

Ô les croyants! Vous êtes responsables de vous-mêmes ! Celui qui s'égare ne vous nuira pas si vous vous avez pris la bonne voie.
Sourate 5, Al-Mâ-idah, La Table Servie, verset 105

Pour répondre à ce deuxième faux argument, l'auteur donne 3 réponses claires. Voici la première :

a/ le vrai sens de ce verset

Si ceux qui emploient cet argument avaient compris comme il se doit le verset qu'ils utilisent en guise d'argument, ils ne l'auraient sans doute pas utilisé. Allâh a en effet posé comme condition à l'immunité des hommes face à l'égarement des égarés qu'ils soient eux même sur la voie droite : [...] si vous vous avez pris la bonne voie. Et l'homme n'aura emprunté la voie droite que s'il obéit scrupuleusement à Allâh. Cela sous-entend donc qu'il pratique la hisbah ! Si cette condition n'est pas remplie, on ne peut affirmer que l'on a obéi à Allâh et si l'on n'obéit pas à Allâh, on n'est pas sur la voie droite. Dans ce cas, comment prétendre être immunisé contre l'égarement des égarés.

C'est ce qu'ont montré de nombreux compagnons, tâbi'în et savants exégètes d'hier et d'aujourd'hui [1]. Le grand exégète At-Tabariyy cite le compagnon Hudhayfah ibn Al-Yamân qui affirme que la parole [...] si vous vous avez pris la bonne voie signifie " si vous ordonnez le bien et interdisez le faux ". La bonne voie, c'est la hisbah ! Le même At-Tabariyy cite Sa'îd ibn-ul-Musayyib pour lequel la parole d'Allâh signifie " si vous ordonnez le bien et si vous interdisez le mal, celui qui est égaré ne vous fera aucun tort ". Répondant au faux argument que nous traitons ici, Abû Bakr Al-Jassâs [2] dit que la bonne voie comprend le fait de suivre les ordres d'Allah pour nous-mêmes et d'enjoindre les autres à les suivre. Il ajoute qu'il n'y a pas dans ce verset d'éléments qui suggèrent la possibilité d'abroger l'obligation de la hisbah.

Pour l'Imam An-Nawâwiyy, la parole d'Allâh Vous êtes responsables de vous-même ! Celui qui s'égare ne vous nuira point si vous vous avez pris la bonne voie signifie que si l'homme fait ce qu'il lui a été ordonné de faire, alors les défauts des autres ne lui nuiront en rien. La hisbah fait partie des choses qui sont prescrites dans la religion : donc, le fait qu'un individu ne change pas son comportement malgré la hisbah qu'on lui a fait ne saurait faire du tort à celui qui l'a corrigé car ce dernier a fait son devoir.

Ibn Taymiyyah dit que la bonne voie n'est atteinte que si l'on pratique les obligations religieuses. Si l'homme pratique la hisba - qui est une obligation pour lui -, il n'aura pas à subir les méfaits de l'égarement des autres.

En outre, les savants ont montré que le début du verset, Vous êtes responsables de vous-même !, indique également qu'enjoindre à pratiquer le bien et à s'éloigner du mal est une obligation. Car Allâh demande à l'homme de se présoccuper de lui-même, c'est-à-dire de faire en sorte d'échapper à l'enfer, de se sauver. Et pour cela, il faut qu'il obéisse à Allâh et pratique, entre autres, la hisbah ! Pour Abdullâh ibn-ul-Mubârak, cet extrait du verset 105 de la sourate Al-Mâ-idah, La Table Servie, est celui qui indique le mieux que la hisbah est obligatoire. Selon lui, Vous êtes responsables de vous-même ! signifie qu'il nous incombe de nous protéger et de nous améliorer sans cesse, de nous forcer à s'exhorter les uns les autres, à se faire aimer mutuellement les bonnes choses et à s'empêcher de commettre les turpitudes et les péchés.

[1] C'est le cas des exégètes Ibn-ul-'Arabiy, Ibn-ul-Jawziy, Al-Baydhâwiy, Ibn Kathîr, Achchanqitiy et Abû Bakr Al-Jazâ-iriy, pour ne citer qu'eux.
[2] Abû Bakr Al-Jassâs est un célèbre exégète et jusrisconsulte hanafite, auteur d'une exégèse des versets relatifs à la législation, Ahkâm-ul-Qur-ân. On peut la consulter avec profit à l'adresse http://feqh.al-islam.com/bookhier.asp?DocID=7&Mode=0
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:53

Réponses aux faux arguments contre la hisbah : argument 2 - réponse 2

Pour rappel, le deuxième faux argument contre la hisbah est :

2 - On doit abandonner la hisbah dans la mesure où l'égarement des égarés n'a pas d'influence sur nous

L'auteur donne son 6e contre-argument :

b/ Le Coran et la Sunnah montre clairement que cet argument est faux

De nombreux versets et hadiths montrent que les croyants doivent faire des rappels à ceux qui font du mal et leur interdire de commettre des péchés. S'ils ne le faisaient pas, ils auraient à craindre la Colère d'Allâh, qui ne les exaucera plus.

Par exemple Allâh nous dit :

Quand tu vois ceux qui pataugent dans des discussions à propos de Nos versets, éloigne-toi d'eux jusqu'à ce qu'ils entament une autre discussion. Et si le Diable te fait oublier, alors, dès que tu te rappelles, ne reste pas avec les injustes. Il n'incombe nullement à ceux qui sont pieux de rendre compte pour ces gens là. Mais c'est à titre de rappel. Peut-être craindront-ils [Allah].
Sourate 6, Al-An'âm, Les Bestiaux, versets 68-69

Allâh nous apprend que face à ceux qui perdent leur temps dans des discussions stériles au sujet des signes d'Allâh, qui parlent d'Allâh sans science, les croyants n'ont qu'un seul devoir : leur faire des rappels. Le jurisconsulte Al-Baydhâwiyy dit : " Pour corriger les méfaits et les péchés des pervers, les croyants n'ont pas à les fréquenter et à entrer dans leurs délires, ce qui causerait la colère d'Allâh. Ils n'ont qu'à leur faire des rappels, à leur interdire les discussions stériles et à leur montrer que les choses qu'ils font sont mauvaises. "

Allâh dit également :

Et craignez une calamité qui n'affligera pas exclusivement les injustes d'entre vous. Et sachez qu'Allah est dur en punition.
Sourate 8, Al-Anfâl, le Butin, verset 25

De nombreux exégètes[1] indiquent que ce verset signifie que les injustes ne sont pas les seuls à recevoir un châtiment. Ceux qui n'interdisent pas les méfaits et l'injustice, même si eux-mêmes n'étaient pas injustes, recoivent également le châtiment. Et la seule manière pour ne pas recevoir ce chatiment est de contester l'injustice. C'est de cette manière qu'Ibn 'Abbâs a interprété ce verset : " Allâh a interdit aux croyants de fermer les yeux sur l'injustice des autres, sinon, Il les rassemblera avec les injustes dans le châtiment. "

Selon un hadith authentique rapporté par Abû Dâwûd, At-Tirmidhiy et Ibn Mâjah, Abû Bakr a réprimandé, au cours d'un sermon, ceux qui interprétaient certains versets du Coran comme des autorisations à abandonner la hisbah : Ô vous ! Vous lisez ce verset mais vous interprétez faussement la parole d'Allâh, Vous êtes responsables de vous-mêmes ! Celui qui s'égare ne vous nuira point si vous vous avez pris la bonne voie. Or nous avons entendu le prophète d'Allâh, sallallâhu 'alayhi wa sallam, nous apprendre que ce verset signifie que " si les hommes voient l'injuste commettre son méfait et qu'ils n'interviennent pas, ils ont à craindre qu'Allâh punissent les témoins passifs en même temps que l'injuste. "

Mais ce n'est pas tout. En s'abstenant de pratiquer la hisbah, les hommes méritent non seulement de partager le châtiment des pécheurs mais risquent également de ne pas être exaucés lorsqu'ils demanderont à Allâh de les épargner ou de les protéger du malheur et du châtiment. Dans un hadith jugé bon de At-Tirmidhiyy, Hudhayfah ibn-ul-Yamân rapporte ces paroles du Prophète, sallallâhu 'alayhi wa sallam : " Je jure par Celui qui tient mon âme dans Sa Main ! Vous devez pratiquer la hisbah, sinon vous risquez qu'Allâh vous envoie des châtiments et lorsque vous l'invoquerez, Il ne vous exaucera pas ! "

On voit clairement que de ne pas pratiquer la hisbah sous les prétextes que l'on doit s'occuper de nous-mêmes et que l'égarement ambiant ne nous nuira pas contredit le Coran et la Sunnah.

[1] Comme Al-Gharnâtiyy, Ibn-ul-'Arabiyy, Al-Qurtubiyy, As-Suyûtiyy, Al-Âlûsiyy et Ach-Chinqîtiyy.
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:53

Réponses aux faux arguments contre la hisbah : argument 2 - réponse 3

Pour rappel, le deuxième faux argument contre la hisbah est :

2 - On doit abandonner la hisbah dans la mesure où l'égarement des égarés n'a pas d'influence sur nous

L'auteur donne son 3e et dernier contre-argument :

c/ Le hadith de Abû Tha'labah Al-Khuchaniyy : un argument contre la hisbah ?

En apparence, ce hadith est un argument pour ceux qui préconisent de cesser de pratiquer la hisbah. Abû Dâwûd rapporte en effet le hadith bon[1] suivant : On a demandé au compagnon Abû Tha'labah des informations à propos de la parole d'Allâh Vous êtes responsables de vous-mêmes ! (voir le sens de ce verset). Le compagnon a répondu : " Par Allâh ! J'ai questionné le Prophète, sallallâhu 'alayhi wa sallam, à ce sujet, qui m'a répondu : ' Ordonnez aux gens de faire le bien et interdisez-les de faire le mal. Fais cela jusqu'à ce que tu vois que l'avarice et l'envie deviennent largement représentées chez les gens, que la passion est haussée au rang de guide, que les préoccupations religieuses occupent un rang secondaire et que tous les hommes ont des partisans quelles que soient les idées qu'ils prêchent, alors quitte les gens. Il y aura après vous des temps où il faudra faire preuve de grande patience. La patience y sera aussi difficile que de prendre de la braise à pleines mains. Quant à ceux qui oeuvreront, leur récompense équivaudra à celle de cinquante compagnons. ' "


Dans ce hadith, le prophète parle d'une circonstance exceptionnelle, un époque terrible et si dure que le croyant qui oeuvre aura la récompense de cinquante compagnons. Mais on sait que les règles et les permissions exceptionnelles relatives à des circonstances exceptionnelles ne valent pas pour les autres circonstances. C'est ce que dit l'exégète jurisconsulte Ibn-ul-'Arabiyy lorsqu'il évoque ce hadith : " Ces circonstances sont exceptionnelles en raison de ce qu'il n'y aura aucune possibilité de s'opposer aux gens car il sera plus que risqué pour la vie ou pour les biens de présenter la vérité et de la pratiquer. Cette autorisation très spéciale vient d'Allâh comme une Miséricorde pour Ses serviteurs. "

D'autre part, cette autorisation spéciale n'abroge pas l'obligation de pratiquer la hisbah dans toutes circonstances car il y a divers degrés à la hisbah et même dans ces circonstances si exceptionnelles la hisbah avec le coeur n'est pas annulée. C'est ce que dit l'exégète jurisconsulte Al-Jassâs.

Il est en effet permis de cacher sa foi à la condition d'être convaincu dans le coeur de l'authenticité de l'islam et du caractére répréhensible des péchés, comme le dit Allâh :


[...] sauf celui qui y a été contraint alors que son coeur demeure plein de la sérénité de la foi [...]
Sourate 16, An-Nahl, les Abeilles, verset 106

Et ceci est une des manières de pratiquer la hisbah.

En bref, ni la parole d'Allâh Vous êtes responsables de vous-mêmes !, ni le hadith de Abû Tha'labah ne permettent d'abandonner la hisbah. Chaque musulman doit la pratiquer selon ses moyens.
[4] Notez que la chaine de transmission présente un rapporteur qui pose problème. Al-Albâniy considère que la chaîne de transmission est faible mais que le contenu du hadith est, au moins en partie, confirmé par d'autres paroles prophétiques. Et Allâh sait le mieux.
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:54

Réponses aux faux arguments contre la hisbah : argument 3 - réponse 1

Pour rappel, le troisième faux argument contre la hisbah est :

3 - On doit abandonner la hisbah tant qu'on n'est pas parfait dans l'application de l'islam

Certains musulmans prétendent que puisque que l'on ne pratique pas parfaitement l'islam, puisque l'on n'évite pas tous les péchés, on n'a qu'à se préoccuper de soi-même pour se parfaire et non pas ordonner aux autres de faire le bien et leur interdire le mal. Leurs arguments qu'ils mettent en avant sont multiples. Ils s'appuient sur des versets qui, selon eux, condamnent celui qui appelle les autres au bien et s'oublie lui-même, comme :

Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre ? Êtes-vous donc dépourvus de raison ?
Sourate 2, Al-Baqarah, La Vache, verset 44

Ô vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? C'est une grande abomination auprès d'Allâh que de dire ce que vous ne faites pas.
Sourate 61, As-Saff, Le Rang, versets 2-3

Ils s'appuient également sur la parole authentique du Prophète, sallallâhu 'alayhi wa sallam, qui a dit selon Al-Bukhâriy : " On amènera un homme et on le jettera dans le feu. Il y sera broyé comme l'âne broie avec la meule. Les gens de l'enfer l'entoureront et lui diront : ' Ô toi ! N'étais-tu pas de ceux qui appelaient les gens au bien et corrigeaient leurs mauvaises actions ? ' Il leur répondra : ' Oui. J'ordonnais le bien sans le pratiquer et j'interdisais le mal mais je commettais les péchés. ' "

Ils s'appuient enfin sur leur raison et le vieil adage arabe qui dit " tu ne peux offrir ce que tu n'as plus[1] " . Ils se demandent qui accepterait d'écouter celui qui appelle au bien sans le pratiquer et celui qui interdit le mal tandis qu'il le commet lui-même.

Pour répondre à ce troisième faux argument, l'auteur donne 4 réponses. Voici la première :

a/ ce qui est blâmé dans les versets et le hadith, ce n'est pas le fait d'ordonner la pratique de l'islam, mais celui de ne pas le pratiquer

Il y a en fait ici deux obligations indépendantes :

1. la hisbah
2. pratiquer soi-même le convenable et éviter le répréhensible


En réalité, les textes utilisés par les tenants de cette position erronnée condamnent non pas la pratique de la première obligation mais bien l'abandon de la seconde. Des individus sont blâmés par Allâh et par Son prophète parce qu'ils se sont oubliés eux-mêmes et parce qu'ils n'ont pas des comportements conformes aux bonnes paroles qu'ils disent aux autres. D'ailleurs, la logique confirme cela. Soit un étudiant qui a réussi son examen de " tafsîr " mais raté son examen de " hadith ". Si cet élève reçoit un blâme, imaginerait-on seulement une seconde que c'est parce qu'il a réussi son examen de " tafsîr " ?

De nombreux exégètes affirment que le blâme dans ces textes est donné pour avoir délaissé la pratique de l'islam, non pas pour avoir pratiqué la hisbah dans ces conditions. Par exemple, l'éxégète andalou bien connu Al-Qurtubiyy dit à propos du verset Commanderez-vous aux gens de faire le bien , et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre ? Êtes-vous donc dépourvus de raison ? : " Sache, qu'Allâh t'honore, que le blâme ici renvoie au fait d'avoir abandonné les actes pieux, non pas à celui d'avoir appeler les gens à en faire. Ibn Kathîr précise que c'est bien le seul fait d'abandonner les actes pieux qui est condamné ici, non pas le fait d'appeler les gens au bien sans le faire[2].


[1] Fâqid-uch-chay, lâ yu'tîh.
[2] Voir aussi les exégèses de Al-Baydhâwiyy et de Ach-Chawkâniyy.
Revenir en haut Aller en bas
Helena
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah


Date d'inscription : 05/12/2010

MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   Mer 24 Aoû - 17:54

Réponses aux faux arguments contre la hisbah : argument 3 - réponse 2

Pour rappel, le troisième faux argument contre la hisbah est :

3 - On doit abandonner la hisbah tant qu'on n'est pas parfait dans l'application de l'islam


L'auteur donne son 2e contre-argument :


b/ abandonner une des deux obligations ne justifie pas qu'on délaisse la seconde

Dans les deux obligations que nous mentionnions plus haut, aucune n'est la condition requise pour appliquer l'autre. On recontre ce cas de figure fréquemment. On aurait tort, par exemple, de conseiller à un homme qui prie mais ne jeûne pas d'arrêter de jeûner[1]. C'est l'avis de nombreux savants de l'Islâm. L'Imâm Al-Jassâs a dit : " Il ne faut pas distinguer le bon croyant du pécheur quant aux exigences religieuses qui leur sont imposées. Que l'homme délaisse en effet certaines obligations religieuses ne modifie pas la nature obligatoire pour lui des autres prescriptions religieuses. On comprend facilement que ce n'est pas parce qu'untel délaisse la prière, que le jeûne, ainsi que les autres actes d'adoration, ne sont plus obligatoires pour lui. De même que celui qui ne pratique pas complètement l'Islam et n'évite pas tous les péchés a quand même l'obligation d'appeler au bien et d'interdire le mal. "

L'Imâm Annawâwiy explique tout cela autrement en disant : " Les savants ont affirmé que le muhtasib[2] n'est pas tenu - pour devoir appliquer la hisbah - de pratiquer correctement ce qu'il recommande ni d'éviter ce qu'il présente aux autres comme étant répréhensible. Il doit se conformer à deux obligations : d'une part, s'ordonner le bien et s'interdire le mal à lui-même ; d'autre part, ordonner le bien et interdire le mal aux autres. S'il faillit à l'une de ces obligations, comment lui serait-il autorisé de faillir volontairement à la seconde ? "
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: A-t-on le droit de juger ?   

Revenir en haut Aller en bas
 
A-t-on le droit de juger ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» help cas pratique droit des sûretés
» dissertation en droit constit
» M2 Pratique du droit pénal des affaires
» TD droit des sureté- groupe 3 (jeudi a 17h)
» Recherche étudiant en droit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fleurs du Firdaws :: Entre soeurs :: Le Coran, la sounnah, nos pieux prédécesseurs, les savants :: Rappels - Spiritualité - Sagesses-
Sauter vers: