Fleurs du Firdaws

Au Nom d'Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux As-Salamou 'Alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouhou Louange a Allah, le créateur de toutes choses, maitre de l'univers qui s'est installé Lui même sur le trône Louange a Allah
 
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 La médisance

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Date d'inscription : 10/03/2010

MessageSujet: La médisance   Mer 12 Mai - 21:13

bismillahi

que la paix et les bénédictions soient sur notre très cher et bien aimé prophète Mohammad sws ,sa famille, ses compagnons Radi Allah \'anhou Q et ceux qui le suivent.

Louange a Allah \'azzawajal Créateur des cieux et de la terre.

Mes soeurs, je mets ce rappel ici car il me semble très important et ainsi, des soeurs étants invités et non inscrites sur le Forum pourrons le voir incha'Allah. Afin que ses mêmes personnes éxtérieurs au forum ne puissent pas avoir accès a votre méssagerie privé ( s'il s'agit d'hommes ) merci de ne pas répondre a la suite de celui-ci, néanmoins il est possible dans la rubrique approprié d'ouvrir un autre sujet sur la médisance afin de débattre incha'Allah.




Citation :
La médisance

Citation:



Louange à Allah à qui nous demandons de nous aider, de nous pardonner.
Nous implorons Allah de bien vouloir nous défendre contre le mal que nous pouvons faire contre nous et les mauvaises actions que nous pourrions commettre.
Celui qu'Allah dirige dans la bonne voie, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le diriger.
Et je témoigne qu’il n’y a d’autres divinités qu’Allah, et que Mouhammad est Son serviteur messager et messager, et que la bénédiction et la paix soient sur lui.

Après cela, je dis que la bonne parole est la parole d’Allah, et le meilleur chemin est le chemin de Mouhammad . Toute nouveauté est une innovation. Et toute innovation est un égarement. Et tout égarement mène en enfer.

Le Prophète [sws] reçut un jour une délégation de la tribu de Bani Salama, il leur demanda :

« Qui est votre chef?».
Ils lui répondirent «Djedou bnou Qaïs et nous le trouvons fort avare».
Alors le Prophète leur rétorqua : « Il n y a point de remède à l’avarice. Dorénavant, votre chef est Amer ben el Djamouh ».

Voici deux conclusions dont la plus importante de ce hadith, sert de jurisprudence et permet la critique.

El ghaïba, c’est de dire de ton frère ce qu’il n’aimerait pas entendre.

La critique n’est permise que dans ces six cas :

:!: Subir une injustice.
:!: Se renseigner sur une personne.
:!: Avertir.
:!: Vis à vis d’une personne dévoilant son dévergondage.
:!: Demander une fatwa.
:!: Demander de l’aide pour mettre fin à un mal.

Les savants disent que la critique n’est pas de la médisance dans ces six cas :

1er cas : Subir une injustice.

Celui qui a subi une injustice a le droit de la dénoncer et user de tous les moyens en son pouvoir pour défendre son droit.

C’est pour cela que le Prophète a dit que le retard de paiement de salaire par un employeur, est une injustice. Celle-ci autorise l’employé à entacher la réputation de cet employeur et à le punir, sans mentir ni exagérer.

Par contre la punition est appliquée par un juge musulman. Ce juge a le droit de convoquer le transgresseur et de le punir pour ne pas avoir payé son employé. Soit il le mettra en prison soit il le flagellera selon la correction permise par la Chari’a vis à vis d’une telle infraction sans récidive.

Le Hadith est clair. Il autorise à comprendre qu’il est permis de s’attaquer à son intégrité.

L’opprimé peut se plaindre publiquement. Ce droit n’est pas seulement autorisé par le hadith mais aussi par le verset du Coran qui dit : « Allah n’aime pas qu’on profère de mauvaises paroles sauf quand on a été injustement provoqué. Et Allah est Audient et Omniscient. » S4V148 (Traduction relative et approchée)

2ème cas : Le droit de se renseigner

I1 y a de nombreux exemples dans les Hadiths tel que le premier cité. Quand le Prophète [sws] se renseigna auprès des Banou Salami ou lorsqu’une femme venue le voir lui dit :

« Untel et untel ont demandé ma main, Abou Jahr et Mou'awiya ».

La manière dont elle a posé la question, le Prophète a compris qu’elle voulait demander conseil sur le choix de son futur époux .Le Prophète [sws] lui a décrit les deux prétendants pour qu’elle puisse choisir. Car les femmes ont des buts et des points de vue très différents.
Il dit : «Abou Jahr est un homme dont le bâton ne quitte pas l’épaule et Mou'awiya est pauvre».

Nous pouvons déduire de cet exemple, que le Prophète [sws] a rappelé les défauts des deux prétendants pour bien informer cette femme. Les exégètes ont interprété «le bâton ne quitte pas l’épaule» par : il est prompt à battre ses femmes à la moindre erreur.

Il est évident que ces deux hommes n’auraient pas aimé qu’on dise pour l’un qu’il bat ses femmes et pour l’autre qu’il est pauvre.
Dans l’intérêt général, si le musulman demande conseil c’est son droit d’être conseillé. Par exemple un musulman peut se renseigner sur un éventuel associé. Si celui-ci est un escroc, il ne faut pas le couvrir en pensant que vous faites de la délation. Car la religion est conseil comme le dit le Prophète .

3ème cas :Le fait d'avertir

Je connais, par exemple, une personne qui fréquente un dévoyé, je lui dirais pourquoi fréquentes-tu cette personne ? Là ce n’est pas de la médisance, c’est avertir un musulman, de bon comportement, de ne pas fréquenter un tel individu. Le but est de prévenir le jeune (Salih) de l’autre (façid), tels des fruits sains mélangés à des fruits véreux.
C’est pourquoi le Prophète a conseillé à une personne de bien de ne pas fréquenter une personne dévoyée:

"La fréquentation d’une personne de bien est semblable a celle d’un vendeur de musc (parfum,):

Soit tu humes le parfum, soit tu le reçois en cadeau soit tu l’achètes.
Le dévoyé est comme celui qui fréquente un forgeron :
ou celui-ci te brûle tes vêtements, ou tu respires chez lui de mauvaises odeurs."

Le premier exemple se rapporte à la bonne fréquentation et le second à la mauvaise. Par ce hadith nous comprenons que nous devons avertir toute personne de bien vue en compagnie d’un dévoyé. Et ne pas tourner le dos de crainte de critiquer ce dévoyé. Ceci ne constitue pas une médisance blâmable mais un acte encore plus que permis : c'est obligatoire.

4ème cas : Le dévergondé

Par exemple une personne qui boit de l’alcool devant tout le monde sans craindre Allah et sans respecter ses serviteurs ('Ibad): Il est permis de dévoiler son dévergondage. Selon la règle générale il ne faut pas médire de son frère mais ce cas entre dans les six exceptions.

5ème cas :Demander une Fatwa (avis juridique)

Il y a beaucoup d’exemple. Une personne vient chez un savant et lui dit : « Ma femme fait ceci et cela, quelle mesure dois-je prendre ? ». La femme petit faire de même. Donc chacun d’eux petit décrire l’autre en son absence. Cela est permis.

L’histoire de Hind conforte ceci. Elle est allée demander conseil au Prophète [sws] en qualifiant son mari d’avare. C’est à dire ne prenant pas sa famille en charge comme il se doit :

«Est-ce qu’il m’est permis de prendre de son argent pour ma satisfaction et celle de mes enfants ?».
Le Prophète [sws] lui a répondit : "Prends de son argent le nécessaire, raisonnablement pour toi et tes enfants".

Dans ce hadith nous allons prendre ce qui conforte notre argumentation. Cette femme a qualifié son mari d’avare devant le Prophète qui n’a pas répliqué. Pourquoi le Prophète [sws] n’a pas désapprouvé cette critique si ce n’est qu’elle est permise. Cette femme lui a bien demandé s’il lui est permis de prendre de l’argent de son mari et le Prophète [sws] a répondu "oui" mais sous certaines conditions:

La première c'est que ce que tu avances soit vrai,
La seconde c'est que tu ne prennes de ses biens que le nécessaire raisonnablement. C’est à dire que tu ne profites pas exagérément du droit que la religion t’a donné ».

6ème cas :Demander de l’aide pour mettre fin à un mal

Exemple: Quelqu’un organise chez lui une beuverie. Un frère va voir son voisin (‘zayed). (le musulman est fort avec l’aide de son frère). Il lui demande son soutien pour arrêter le dévergondage de leur voisin commun : «Viens! on va essayer de le raisonner jusqu’à l’arrêt de son comportement». lui dira-t-il.
Dans ce dernier cas, l’intéressé n’exhibe pas au grand jour son dévergondage (fisq). Ceci est le sixième cas.

La religion est conseil.

Source: Sheykh al Albany :rah:


Citation:
Il est essentiel pour un étudiant en science religieuse de préserver son temps du gaspillage. Et la perte de temps se réalise de plusieurs manières :

:!: premièrement, on laisse parler pour mémoriser et corriger ce que l'un a lu.

:!: Deuxièmement, on se repose avec ses amis et on se livre à un entretien vain et vide d'intérêt.

:!: Troisièmement, et ce comportement est le plus nocif de tous pour un étudiant en science religieuse : celui qui n'a aucun souci excepté celui de poursuivre les déclarations des personnes avec "tel a dit ceci" et "tel a dit cela", ainsi que ce qui arrive et qui a lieu concernant une affaire qui ne le regarde pas.

Et il n'y a aucun doute sur le fait que c'est une faiblesse de son Islam, puisque le Prophète [sws] a dit : "Une partie du bon comportement musulman consiste à ne pas s'occuper d'affaires qui ne le regarde pas."

Et occuper quelqu'un avec le "untel a dit ceci, untel a dit cela" et l'interrogation excessive est de la perte de temps. Et c'est, en réalité, une maladie qui, quand elle se propage dans l'homme - nous demandons à Allah le bien-être - cela devient sa plus grande inquiétude. A cause de cela, il peut également parfois montrer de l'hostilité à quelqu'un qui ne mérite pas l'hostilité, ou montrer l'allégeance à quelqu'un qui ne mérite pas l'allégeance, parce qu'il se soucie de problèmes qui ne font que l'éloigner de la connaissance, sous prétexte de "soutenir la vérité", alors que ce n'est pas le cas ! Ce serait plutôt s'occuper d'une affaire qui ne le concerne pas.

Si, cependant, un rapport vient à vous sans que vous l'ayez poursuivi ou recherché, alors toutes les personnes reçoivent des nouvelles, mais elles ne s'en occupent, et il ne devient pas leur plus grand souci. C'est parce que ceci préoccupe l'étudiant en science religieuse, le corrompt. Et cela n'ouvre pour la Communauté que la porte de l'esprit partisan (sectaire) qui divise alors la Communauté

Extrait de l'ouvrage : Kitabou-l-'Ilm de Mohammad Ibn Saleh Ibn 'Otheymine


Qu'Allah 🇦🇿 nous éloigne de ces mauvais agissements. Amîn.

[salam]
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MessageSujet: Re: La médisance   Mer 12 Mai - 21:14

bismillahi

Salam

Citation :
La définition de la médisance et son statut

Quelle est la définition de la médisance et quel en est le statut ?

Louange à Allah

La médisance consiste à évoquer le défaut de son frère en Islam pendant son absence, d’une manière qui lui déplairait s’il en était informé, et ce, sans aucune nécessité. Par « le défaut de son frère », j’entends exclure les propos élogieux. Par « en Islam » j’entends exclure l’infidèle, car le médire n’est pas une médisance. Par « pendant son absence » j’entends exclure le fait de parler d’une personne présente. Cela ne constitue pas une médisance selon le plus juste des avis des ulémas.

Par « qui lui déplairait s’il en était informé » j’entends exclure tout propos qui lui plairait. Par « sans aucune nécessité » j’entends exclure les propos nécessaires compte tenu d’un intérêt légal. C’est, par exemple, comme un avertissement lancé à propos d’un innovateur pour que l’on évite de tomber dans son innovation.

Encore que, même dans ce cas, il faille se conformer à certaines choses :

:!: La première en est la sincérité à l’égard d’Allah le Très Haut et la volonté de Lui complaire (exclusivement).

:!: La deuxième est de limiter les propos au défaut bien précis et éviter de le dépasser inutilement.

Les ulémas son tous d’avis que la médisance est prohibée en l’absence d’un intérêt le justifiant. Le plupart d’entre eux affirment résolument que la médisance relève des péchés majeurs. Elle comporte différents degrés dont certains sont plus graves que les autres. Médire un uléma n’est pas comme médire un ignorant.

A ce propos le Très Haut dit : «ne médisez pas les uns des autres. L' un de vous aimerait- il manger la chair de son frère mort? (Non!) vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux. » (Coran, 49 : 12).

Selon le Sahih de Mouslim, Al-Alaa ibn Abd Rahman a rapporté d’après son père d’après Abou Hourayra [ra] que le Prophète [sws] a dit : « Savez-vous ce qui est la médisance ? » – « Allah et son messager le savent mieux » – « c’est dire de ton frère ce qui ne lui plaît pas » –« Et si ce que je dis de lui était vrai ? » – « S’il est comme vous dites, vous avez commis une médisance à son égard. S’il n’est pas comme vous dites, vous l’avez calomnié ».

Dans ses Sunan, Abou Dawoud a rapporté par la voie de Nawfal ibn Massahiq d’après Said Ibn Zayd que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Une des pires formes de l’usure consiste à violer injustement l’honneur du musulman ».

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Certes, votre sang, vos biens et votre honneur sont aussi sacrés que ce jour, ce mois et cette contrée. Que le présent en informe l’absent. Car le premier peut parfois transmettre un enseignement à un absent plus apte que lui à le comprendre ». Ce hadith est cité dans les deux Sahih à partir d’un hadith d’Abou Bakra.

L’un des pires implications de la médisance, l’une de ses formes les plus graves, consiste à dénigrer un musulman, à le mépriser, à le vilipender, à s’efforcer à l’humilier, à lui ôter le respect et à violer son honneur.

Ce caractère odieux, cette grande maladie fait partie des péchés majeurs, et son auteur encourt une menace et un dur châtiment.

Cheikh Soulayman ibn Nassir al-Alawan

[salam]
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MessageSujet: Re: La médisance   Mer 12 Mai - 21:15

bismillahi

Salam

Citation :
La médisance et la calomnie

Par : Cheikh Ali ibn Abderrahmane Al-Houdéïfi
Vendredi 20/7/1423 (27/9/2002)

1er Sermon

Craignez Allah (qu'il soit exalté), obéissez-lui et ayez peur d’un jour où vous retournerez vers Allah, puis chaque âme recevra la récompense de ce qu’elle aura accompli, et ils ne subiront point aucune injustice.

Serviteurs d’Allah !

Les grands péchés sont la cause du malheur, du mal et du châtiment dans ce monde et dans l’autre ; et parmi les grands péchés la médisance et la calomnie.

Allah (qu'il soit exalté) a interdit ces deux péchés dans son Livre et sur la langue de son messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) car ils corrompent les cœurs et les séparent, ils répandent le mal, provoquent les problèmes, et celui qui commet ces péchés, regrettera un jour où il ne lui servira à rien de regretter. De même qu’ils engendrent les disputes, la haine et la jalousie; ils provoquent aussi l’hostilité entre les familles, les voisins et les proches parents ; ils diminuent les bonnes actions, augmentent les péchés, et amènent à l’humiliation et l’abaissement.

La médisance et la calomnie sont une honte et mènent à l’enfer ; celui qui commet ces péchés n’est pas aimé, il meurt dans une mauvaise situation, les cœurs s’éloignent de lui et ses défauts augmentent.

Allah (qu'il soit exalté) a interdit ces deux péchés par sa parole :

{O vous qui avez cru ! Evitez beaucoup de conjectures (soupçons), certaines conjectures sont un péché. Ne vous espionnez pas et ne médisez pas les uns des autres. Est-ce que l’un de vous aimerait manger la chair du cadavre de son frère? Cela vous répugne évidemment.

Craignez pieusement Allah ! Allah agrée toujours le retour des repentis et il est infiniment Miséricordieux}.

Allah (qu'il soit exalté) a comparé le médisant à celui qui mange la chair du cadavre de son frère ; donc, si le médisant déteste manger la chair du cadavre de son frère, il ne doit pas manger sa chair alors qu'il est vivant avec la médisance et la calomnie, car la médisance est comme manger sa chair alors qu'il est vivant.

Et la signification de la médisance est : le fait de parler du musulman en mentionnant ce qu'il déteste pendant son absence.

Selon Abou Houréïra (qu'Allah soit satisfait de lui) le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

"Savez-vous ce qu’est la médisance ?" ils dirent :

-“Allah et son messager sont plus savant que nous”. Il dit :

"Le fait de parler de ton frère en mentionnant ce qu'il déteste". Quelqu’un dit :

-“Et si ce que je dis à propos de mon frère est vrai ?”. il dit :

"Si ce que tu dis à propos de ton frère est vrai, tu auras alors commis la médisance contre lui ; et si ce n’est pas vrai, tu l’auras alors calomnié" rapporté par Mouslim.

O musulmans !

Protégez vos langues contre la médisance, car celui qui aura protégé sa langue contre les mauvaises paroles et accompli les bonnes actions, obtiendra la réussite ; selon Sahl ibn Sâad (qu'Allah soit satisfait de lui) le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

"Celui qui me garantit de protéger ce qui se trouve entre sa moustache et sa barbe (sa langue), et ce qui se trouve entre ses jambes (son sexe), je lui garantis le paradis" rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Méfiez-vous des péchés commis par la langue, car elle peut amener à la destruction et à la chute, selon Abou Saïd Al-Khoudri (qu'Allah soit satisfait de lui) le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

"Lorsque le fils d’Adam se réveille le matin, les membres renient la langue et lui disent : crains Allah, car nous dépendons de toi, si tu suis le droit chemin, nous le suivons aussi ; et si tu ne le suis pas, nous ne le suivons pas non plus" rapporté par Tirmidhi.

Selon Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

"Lorsque j’ai fait l’ascension au ciel, je suis passé devant un groupe de personnes qui avaient des ongles en fer (acier) avec lesquels ils se griffaient le visage et la poitrine ; je dis : "Qui sont ceux-là, ô Gabriel (l’ange Gabriel) ?" ; il dit :

« Ce sont ceux qui mangent la chair des gens et les calomnient" rapporté par Abou Dawoud.

Ne minimise pas la médisance, ô musulman, car ce péché représente un grand danger, Allah (qu'il soit exalté) a dit :

{Vous croyiez la chose de peu d’importance alors que pour Allah c’est énorme}.

Abou Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) prenait sa langue et disait :

-« C’est cela qui m’a amené vers les destructions, il disait cela à cause de sa modestie et parce qu’il se jugeait beaucoup lui-même ». La médisance s’est répandue dans les assemblées, elle provoque la colère, la haine et la jalousie ; il se peut que le médisant pense qu'il cache ses défauts par la médisance, et qu’il nuit à celui qu'il médit, et il ne sait pas que les dangers et le mal de la médisance sont contre lui-même ; le médisant est injuste, et celui à propos de qui il parle, est victime d’une injustice ; le jour du jugement, l’injuste et celui qui est victime de l’injustice seront debout devant Allah qui est le juge juste ; la victime de l’injustice demandera à son Seigneur de juger entre lui et l’injuste, Allah donnera à la victime de l’injustice les bonnes actions de l’injuste ou jettera sur celui-ci les mauvaises actions de la victime selon l’injustice commise à cause de la médisance, le jour où le fils ne donnera pas une seule bonne action à son père, et l’ami intime ne donnera pas non plus une seule bonne action à son ami ; chacun dira : “Moi, moi (c’est-à-dire : je ne peux rien pour toi). Et dans le hadith :

"L’intérêt renferme environ soixante-dix portes (façons de le pratiquer), le plus facile est que l’homme ai des rapports sexuels avec sa mère, et le plus grand est que le musulman dise du mal de son frère en Islam". Et selon Abou Darda (qu'Allah soit satisfait de lui) le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

"Quiconque prend la défense de son frère lorsque l’on dit du mal de lui, Allah éloignera son visage de l’enfer le jour du jugement" rapporté par Tirmidhi.

Allah (qu'il soit exalté) a dit :

{O vous qui avez cru ! Craignez Allah et dites une parole juste, il vous corrigera vos actions et pardonnera vos péchés. Et quiconque obéit à Allah et à son messager, aura une grande réussite}.


Deuxième sermon

O musulmans !

Craignez Allah, car celui qui le craint, il le protégera du châtiment et augmentera sa récompense ; Allah (qu'il soit exalté) a dit :

{Oui, Nous avons effectivement créé l’homme, Nous savons les mauvaises pensées que fait naître en lui-même son âme bestiale et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire. Quand les deux enregistreurs (les anges gardiens), assis l’un à sa droite et l’autre à sa gauche, enregistrent au fur et à mesure (l’un ses bonnes actions et l’autre ses mauvaises). Il ne prononce pas une parole sans qu'il n’ait à ses côtés un observateur bien prédisposé (à ce rôle}.

Serviteurs d’Allah !

La médisance et la calomnie sont parmi les grands péchés que le diable a embellis à l’homme, et celui-ci est tombé dans son piège et a été injuste envers lui-même. Et la calomnie est une sorte de médisance répugnante ; c’est le fait de transmettre les paroles des gens entre eux avec l’intention de semer la discorde et la dispute entre eux. Allah (qu'il soit exalté) a dit en blâmant le calomniateur :

{N’obéis à aucun être ne faisant que jurer et n’inspirant que mépris, mauvaise langue et rapporteur}.

D’après Houzéïfa (qu'Allah soit satisfait de lui) le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

"Le calomniateur (rapporteur) n’entre pas au paradis" rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Donc, craignez Allah, ô musulmans, et jugez-vous vous-mêmes avant que vous ne soyez jugés.

O musulmans !

Les savants ont justifié qu'il est permis à la victime de l’injustice de mentionner l’injustice qu’il a subie au gouverneur ou au juge ; il est permis aussi à celui qui a vu une action illicite de la dénoncer à celui qui a le pouvoir de changer cela et de punir celui qui l’a commise ; il est permis à celui qui interroge un savant de mentionner l’injustice qu’il a subie ; et il vous est permis de dire la situation d’une personne à celui qui vous interroge à propos d’elle, et vous n’avez pas le droit de cacher ce qui pourrait l’induire dans l’erreur ou faire qu'il soit trompé ; dans tous ces cas, la médisance est permise.

[salam]
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MessageSujet: Re: La médisance   Mer 12 Mai - 21:16

bismillahi

Salam
Citation :

La médisance


La Louange est à Allah. Nous Le louons et implorons Son aide ainsi que Son pardon. Nous nous réfugions auprès de Lui contre le mal de nos propres âmes et contre nos mauvaises actions. Nul ne saurait égarer celui qu’Allah guide ou guider celui qu’Il a égaré. J’atteste que nulle divinité n’est digne d’être adorée en dehors d’Allah, L’Unique et sans associé et j’atteste que Mohammad est Son serviteur et Messager. Puisse Allah lui accorder, ainsi qu’à sa famille et à l’ensemble de ses compagnons, salut et abondantes bénédictions.

Ô serviteurs d’Allah ! Craignez votre Seigneur et méditez sur les enseignements du Coran et de la Sunna quant au respect des droits de l’homme. Le Prophète [sws] dit en effet lors du sermon qu’il adressa aux gens à ‘Arafât, lieu du plus grand rassemblement des musulmans : « Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés comme l’est ce jour, en ce mois et en ce lieu. »

La médisance est un fléau largement répandu chez les gens d’aujourd’hui. Ainsi entreprend-t-on de parler de son frère et d’évoquer quelque aspect de sa moralité, de son caractère, de ses actes ou de son comportement qu’il répugnerait voir mis à jour. Et vous pourrez constater que le plus grand souci de ce genre d’individus est de discuter et d’exposer les défauts d’autrui dans les assemblées auxquelles ils participent. Comme s’ils avaient été mandatés afin de les diffuser et de traquer les imperfections des musulmans ! Que ces malheureux sachent donc que celui qui se comporte de la sorte vis-à-vis de son frère verra Allah 🇦🇿 agir ainsi envers lui, auquel cas Il le démasquera fut-ce au sein de sa propre demeure. Qu’ils sachent également que celui qui s’obsède à adopter une telle attitude vis-à-vis d’autrui verra Allah lui assigner une personne qui répandra ses défauts et traquera ses imperfections.

Or, s’ils s’attachaient à examiner soigneusement leurs propres personnes, ils s’apercevraient que d’entre tous, ils sont les pires en termes de défauts, de moralité et de confiance. Et quand bien même leur seule obsession consistait à employer leur langue à l’encontre des serviteurs d’Allah, cela serait suffisant. De tels individus sont assurément une source de malheur, que ce soit pour eux ou pour leurs compagnons. Pour eux, car ils conduisent leur âme au mal et à l’injustice. Pour leurs compagnons, car lorsque ceux-ci ne leur déconseillent pas cette attitude, ils deviennent leurs associés dans le péché.

Ô vous qui êtes soumis à Allah 🇦🇿 ! Votre Seigneur vous a proscrit la médisance. Craignez donc ce péché ! Craignez donc ce péché ! Craignez donc la médisance car elle équivaut à manger la chair des gens. Allah 🇦🇿 en a en effet donné l’image la plus laide qui soit en la comparant au fait de manger la chair de son frère mort. Connaissez-vous chose plus affreuse et plus abominable que l’attitude d’une personne qui s’asseirait à côté de son frère, mort, et découperait sa dépouille morceau par morceau pour ensuite le manger ? Connaissez-vous ne serait-ce qu’une personne qui soit capable de supporter cela ? [Certes non], si ce n’est celle qui médit sur autrui et à propos de qui Allah 🇦🇿 dit :

« Ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? [Assurément non], vous en auriez horreur. Et craignez Allah... »

Par ailleurs, certaines traditions (âthars) rapportent que le jour de la résurrection, on présentera à celui qui a médit sur son frère le cadavre de ce dernier et on lui imposera de le manger en lui disant : « Mange-le, mort, comme tu l’as mangé vivant. »

Ô vous qui êtes soumis à Allah ! La médisance est assurément quelque chose d’extrêmement grave et dangereux. Si on mélangeait la parole que l’un de vous prononçait pour mettre en évidence les défauts de son frère à l’eau de la mer, elle en changerait le goût.

Craignez donc Allah, chèrs frères ; un hadith rapporte en effet que le Prophète [sws] « ...passa devant des gens qui avaient des ongles en cuivre avec lesquels ils s’écorchaient le visage et la poitrine. Il dit alors : « Ô Jibril ! Qui sont ces gens ? » Et celui-ci de répondre : « Ce sont ceux qui mangeaient la chair des hommes et s’attaquaient à leur honneur. » (Rapporté par Abû Dâoud)

Lorsque alors on les conseille, certaines de ces personnes n’ont d’autre réponse que de dire : « Je n’ai pas menti. Je n’ai dit que la vérité à son propos ». Le Prophète [sws] a pourtant été interrogé sur la médisance alors qu’il en parlait, et il dit : « La médisance consiste en le fait d’évoquer ton frère à propos de choses qu’il détesterait [voir révélées]. Les compagnons lui dirent : « Qu’en penses-tu si ces choses avérées chez mon frère ? » Le Prophète [sws] dit : « Si ce que tu dis est avéré, alors tu as médit à son propos. Mais si ce n’est pas le cas, alors tu l’as diffamé. » Autrement dit, tu allies alors le mensonge à la médisance.

Sachant que la plupart des gens aujourd’hui parlent de leur frère au sujet de choses dont ils n’ont même pas connaissance. Au point que si on leur demandait d’attester de la véracité de leur propos, ils refuseraient de le faire. Or, nous savons qu’ils auront à répondre de cela le jour de la résurrection. Ne craindront-ils donc point Allah 🇦🇿 ? Ne savent-ils donc pas que chacun de leur propos est scrupuleusement consigné par un observateur toujours prêt à l’inscrire et qu’on leur demandera d’en rendre compte ? Je leur poserai simplement la question suivante. Apprécieraient-ils de voir les gens s’en prendre à leur honneur et médire à leur sujet ? Non, répondront-ils assurément ! Pourquoi dès lors agissent-ils ainsi à leur égard ? Ne craignent-ils pas qu’Allah 🇦🇿 les humilient ici-bas avant de les humilier dans l’au-delà ?

Ô vous qui êtes soumis à Allah 🇦🇿 ! [Sachez par ailleurs que] médire au sujet de vos frères revient à leur faire don de vos œuvres pieuses. En effet, s’ils n’obtiennent pas réparation des préjudices qu’ils auront subis ou ne vous en lavent pas dans ce monde, ils prendront de vos bonnes actions le jour du jugement. Que vos bonnes œuvres en viennent alors à disparaître et l’on prendra certains de leurs péchés que l’on vous fera porter, suite à quoi vous serez jetés dans le feu. Craignez donc Allah 🇦🇿 chers frères et préoccupez-vous de vos défauts avant ceux des autres ! Si toutefois une volonté sincère d’exhortation et de conseil vous anime, réformez les défauts de vos frères, mais sans les propager ni les mette à jour. Ainsi, si vous constatez chez eux une chose sujette à diffamation, rendez-vous auprès d’eux et exhortez-les en secret afin d’être du nombre des conseillers sincères et non des diffamateurs.

Ô gens ! La médisance est une chose grave et l’est d’autant plus lorsque que ses conséquences néfastes se multiplient. Ainsi, certains tombent dans ce péché vis-à-vis de deux catégories précises de personnes, à savoir : les savants et les gouvernants qui constituent les dirigeants de cette communauté. Ils s’acharnent en effet, dans [chacune de] leurs assemblées, à employer leur langue à l’encontre des savants, des prédicateurs ou encore des gouvernants qui sont au dessus des émirs. Or, la médisance de ces personnes est la plus grave en termes de péché, la plus affreuse en termes de châtiment et la plus néfaste en termes de division de la communauté.

Ô mes frères ! La médisance des dirigeants ne se limite pas à celle des personnes mais va jusqu’à s’attaquer au titre et à la responsabilité qu’ils portent. Car médire sur les savants fait tomber leur crédibilité aux yeux des gens et, du même coup, celle de leurs propos relatifs à la Loi d’Allah 🇦🇿 . Celle-ci est alors moins appliquée et on aboutit au final à une détérioration de l’image de la religion dans l’esprit des masses.

Par ailleurs, ceux qui médisent sur les dirigeants ne portent pas uniquement préjudice à ces personnes. Leur tort s’étend bien au delà et s’applique sur toute la société puisqu’il porte atteinte à sa paix, à son équilibre et à son organisation. Car en les décrédibilisant aux yeux des gens, ils poussent ces derniers au soulèvement et à la rébellion de sorte qu’ils ne se plient plus ensuite à leurs ordres et à leurs interdictions. Dès lors, c’est l’anarchie qui s’installe et chacun devient son propre commandeur. Et le désordre de s’installer, et la réforme des âmes de devenir impossible puisque l’anarchie règne et qu’il n’y a aucune personnalité d’importance à la tête de la société.

Sachez également que la médisance participe des péchés majeurs et qu’il ne faut donc pas la prendre à la légère. Or, ces derniers temps ont vu la diffusion de publications qui, si elles proviennent de l’étranger, ont peut être été écrites à l’intérieur du pays, et qui véhiculent des propos injurieux et diffamatoires à l’encontre des dirigeants. Rien, des actions méritoires qu’ils entreprennent de réaliser, n’y est évoqué. Cela entre sans conteste dans le cadre de la médisance et il n’est par conséquent pas permis de les lire, de les faire circuler ou de les diffuser auprès des masses. Et il incombe à quiconque voit de telles publications de les déchirer ou de les brûler du fait de la dissension, de l’anarchie et du mal qu’elles provoquent.

Le Mufti de ce royaume, notre sheikh Abd Al ‘Azîz Ibn Bâz (qu’Allah lui accorde la réussite et Sa miséricorde dans cette vie et dans l’autre), a d’ailleurs lancé un avertissement quant à la distribution de ces publications en soulignant tout le mal qu’elles induisaient : désordre, division entre les gouvernants et le peuple, confusion...
Je me joins donc à lui ainsi qu’à tous les savants sincères en conseil quant à cet avertissement.

Une autre remarque : le Prophète [sws] n’a-t-il pas dit que la médisance consistait en le fait de parler de son frère en évoquant des choses qu’il répugnerait [voir révélées] ? Dès lors, ces dirigeants dont on a propagé de tels propos répugnent-ils ces publications ? Assurément, oui ! Par conséquent, la nature médisante de tels écrits est clairement avéré. Et sachant que la médisance participe des péchés majeurs, elle n’est pas expiée par la prière, l’aumône et le jeûne. Le Messager d’Allah [sws] nous dit en effet : « [Les périodes comprises entre] les cinq prières quotidiennes, entre deux prières du Vendredi et entre deux mois de Ramadân [consécutifs] expient les péchés tant que les péchés majeurs sont évités. » Et dans une autre version : « ...si les péchés majeurs sont évités. » Autrement dit, si un péché majeur est commis entre deux prières, celles-ci ne jouent pas le rôle expiatoire qui est le leur.

Craignez donc Allah, ô vous qui êtes Ses serviteurs ! Et je vous dirai une nouvelle fois : il est illicite de faire circuler ces publications. Quiconque les distribue commet un péché et subira le châtiment qui y est attaché le jour de la résurrection. On le questionnera sur le fait d’avoir propagé les défauts des gens et de leurs gouvernants. Sachant par ailleurs que ces écrits allient la diffamation à la médisance puisqu’elles contiennent des propos sans fondement aucun.

Puisse Allah sauvegarder notre peuple et nos dirigeants du désordre et de la corruption. Puisse-t-Il attacher la ruse des malfaisants qui sèment la discorde à leur cou et anéantir le plan qu’ils ont fomenté contre ce paisible pays. Puisse-t-Il faire de nous des sources de guidée et des êtres pieux et bienfaisants. Il est certes Puissant sur toute chose.

Ô serviteurs d’Allah :

« Certes, Allah ordonne l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches, et Il interdit la turpitude, le blâmable et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. Tenez vos engagements pris au nom d’Allah, et ne vous déliez pas de vos serments une fois que vous les avez prononcés de façon formelle et alors que vous avez pris Allah comme garant de votre bonne foi. Allah sait ce que vous faites. » [2]

Souvenez-vous d’Allah, le Magnifique et le Majestueux, Il se rappellera de vous, et soyez Lui reconnaissants quant aux bienfaits qu’Il vous a accordés, Il vous les augmentera.


Auteur : cheikh Muhammad Ibn Sâlih Al’Uthaymeen le 15/06/1415

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