Fleurs du Firdaws

Au Nom d'Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux As-Salamou 'Alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouhou Louange a Allah, le créateur de toutes choses, maitre de l'univers qui s'est installé Lui même sur le trône Louange a Allah
 
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 doit on laisser pleurer bébé ?

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AuteurMessage
Mahdiya
Super participante macha Allah!
Super participante macha Allah!
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Date d'inscription : 11/03/2010

MessageSujet: doit on laisser pleurer bébé ?   Mer 15 Juin - 23:22





Que la paix et les bénédictions soient sur Muhammad puis sur sa famille, ses compagnons et ceux qui l'on précédé et ceux qui suive sa voie amine

Gloire a Allah le très haut seigneur de qui a mis la moséricorde dans le coeur des mère, Lui qui est encore plus miséricordieux envers Ses créatures al hamdu lillah

Extrait du site MMblog :

Un bébé qui pleure exprime forcément un besoin, ne serait-ce que
celui d’être au contact de sa mère, un contact doux et rassurant dont il
a besoin pour se construire.
Combien de fois ai-je entendu de jeunes mamans dire « Posez-le (la),
après il (elle) sera capricieux et demandera toujours les bras »…
l’enfant n’a qu’une semaine de vie !!!


Ce bébé a passé neuf mois dans le ventre de sa mère dans un
environnement chaud et agréable. En quelques heures, il se retrouve dans
un monde fait de sensations inconnues et inquiètantes. Son seul repère
est sa mère, sa voix, son odeur, ses bras…Pourquoi le priver de tant de
bien-être ?



Ce petit être fragile et vulnérable va découvrir ce monde et prendre
confiance en lui avec le meilleur accompagnement possible : celui de sa
maman.


Portez vos bébés ( dans vos bras ou en écharpe) câlinez-les, parlez
leur. Je peux vous assurez que vous en ferez des enfants très autonomes
qui se détacheront de vous au moment venu sans aucune difficulté.



Je vous laisse découvrir un extrait de livre, poignant pour le coeur
d’une maman. Il date de la fin des années 70, les choses ont un peu
changé dans les maternités, mais le résultat est le même lorsqu’on ne
chérit pas un enfant…




Extrait du livre « The continuum concept » de Jean Liedloff, 1977:




Dans les cliniques d’accouchement du monde occidental, il
n’y a guère d’espoir de se faire consoler par les louves. Le nouveau-né
qui réclame par tous les pores de sa peau le contact originel avec un
corps doux et mou qui irradie la chaleur est enveloppé dans un lange
sans vie. Il peut crier aussi fort qu’il veut, on le met dans une boîte
où il est abandonné à un vide torturant et où il n’y a aucun mouvement
(pour la première fois depuis l’origine de son existence physique,
depuis des millions d’années de son évolution ou de sa félicité
éternelle dans l’utérus).

Le seul bruit qu’il puisse percevoir, ce sont
les hurlements d’autres victimes qui souffrent les mêmes indicibles
tortures infernales. Ce bruit ne peut rien signifier pour lui. Il hurle
et hurle tant qu’il peut ; ses poumons qui ne sont pas habitués à l’air
s’épuisent sous le poids de ce cœur désespéré. Personne ne vient. Comme,
de par sa nature, il croit que la vie est juste, il fait la seule chose
qu’il puise faire : il continue de hurler. A la fin il s’endort, à bout
de forces – toute une vie plus tard, hors du temps. Il s’éveille dans
l’angoisse inconsciente du silence, de l’immobilité. Il pleure. Il brûle
de besoin de la tête aux pieds, de désir, d’impatience insupportable.
Il ouvre la bouche pour respirer et hurle, jusqu’à ce que le bruit
remplisse son crâne, qu’il soit prêt à éclater. Il crie jusqu’à ce que
la poitrine lui fasse mal, que sa gorge soit en feu. Il ne peut plus
supporter la douleur ; ses sanglots s’affaiblissent puis s’arrêtent. Il
écoute. Il ouvre et ferme les poings. Il tourne la tête d’un côté puis
de l’autre. Rien n’y fait. C’est insupportable. Il recommence à hurler,
mais sa gorge est trop fatiguée ; bientôt il s’arrête à nouveau. Il
raidit son petit corps torturé de désir et il perçoit un soupçon de
soulagement. Il remue les mains et gigote. Il s’arrête, capable de
souffrir, mais incapable de penser, incapable d’espérer. Il écoute. Puis
il se rendort. Brusquement on le soulève ; l’attente de ce à quoi il
devrait avoir droit se manifeste à nouveau. On enlève le lange mouillé.
Soulagement. Des mains vivantes touchent sa peau. On le soulève par les
pieds et on remet entre ses cuisses un autre morceau d’étoffe sec comme
du caillou et inerte. Immédiatement, c’est encore comme s’il n’y avait
jamais eu ces mains, ni le lange mouillé. Il n’y a pas de souvenir
conscient, pas trace d’espoir. Le bébé se trouve dans un vide
insupportable, hors du temps, dans l’immobilité et le silence, plein de
désir infini et inassouvi. Son continuum essaie les mesures de sécurité,
mais elles sont toutes uniquement propres à pallier de petites
défaillances dans un traitement par ailleurs adéquat, ou bien demander
un soulagement à quelqu’un dont on présume qu’il l’apportera. Pour le
cas extrême qui se présente, le continuum n’a pas de solution.


La
situation dépasse son expérience pourtant immense. Depuis quelques
heures à peine qu’il respire, le bébé a déjà atteint par rapport à sa
nature un degré d’aliénation dont même son puissant système de sécurité
ne peut plus le sauver. Le séjour dans la matrice maternelle a été selon
toute vraisemblance le dernier dans cette atmosphère de bien-être
ininterrompu où, selon l’attente qui lui est innée, il aurait dû passer
toute sa vie. Toute sa nature se fonde sur l’idée que la mère se
comporte de façon adéquate et que les motivations et les actes qui en
résultent d’une part comme de l’autre seront tout naturellement dans un
rapport de réciprocité qui les servira l’un comme l’autre.




Quelqu’un
vient et le soulève délicatement. Le bébé s’anime. On le prend certes
trop timidement à son goût ; mais au moins il y a du mouvement.
maintenant il se sent à la bonne place. Toute l’angoisse mortelle qu’il
vient de traverser n’existe plus. Il est couché dans des bras qui
l’entourent ; et bien que sa peau ne retire aucune impression de douceur
du contact avec l’étoffe, rie qui annonce la proximité d’une chair
vivante, les mains et la bouche lui disent que tout est normal. La joie
de
vivre, qui est l’état normal du continuum est presque parfaite.

Il y a
le goût et la structure du sein, le lait chaud coule dans sa bouche
avide, il y a ce battement de cœur qui aurait dû être la liaison,
garantir le lien avec le corps maternel, ses yeux qui y voient à peine
perçoivent un mouvement. Le ton de voix aussi est bon. Il n’y a que
l’étoffe et l’odeur (sa mère met de l’eau de Cologne) qui font qu’il
manque quelque chose. Il tête et quand il se sent rose et repu, il tombe
dans la somnolence. Au réveil, il est de nouveau dans l’enfer. Pas de
souvenir, pas d’espoir, pas de pensée qui puisse lui rappeler dans le
dessert de son purgatoire le réconfort de la visite auprès de sa mère.
Des heures passent, et des nuits, et des jours. Il pleure, il se
fatigue, il s’endort.


Il s’éveille et mouille ses couches. Maintenant il
n’en éprouve plus aucun bien-être. A peine ses organes internes lui
ont-ils communiqué le plaisir du soulagement que celui-ci est à nouveau
supplanté par une douleur croissante quand l’urine chaude et acide
attaque son corps déjà irrité. Il hurle. Ses poumons épuisés ont besoin
de hurler pour couvrir cette brûlure aiguë. Il hurle jusqu’à ce que la
douleur et les hurlements l’épuisent, avant qu’il s’endorme à nouveau.




Dans sa clinique qui ne constitue en rien une exception, les infirmières
qui ont beaucoup de travail changent les langes à heures fixes qu’ils
soient encore secs, humides ou complètement trempés ; et les enfants ont
le corps tout irrité quand elles les renvoient à la maison où il y aura
quelqu’un qui aura le temps de faire ce genre de choses et qui les
guérira. Lorsqu’on l’emmène à la maison de sa mère (on ne peut guère
dire que ce soit chez lui), il est déjà tout à fait au courant de la
nature de l’existence. A un niveau préconscient qui déterminera toutes
ses impressions ultérieures de la même manière qu’il sera réciproquement
marqué par elles, il sait que la vie est indiciblement solitaire, sans
réaction à aucun des signaux qu’il peut émettre et pleine de souffrance.
Mais il n’y a pas encore renoncé. tant qu’il y aura de la vie en lui,
les forces de son continuum essaieront toujours de retrouver leur
équilibre.



la maison ne se différencie guère de la clinique
d’accouchement, si ce n’est pour l’irritation de la peau. Les heures où
il est éveillé, l’enfant les passe dans la nostalgie, le désir et
l’inlassable attente de l’état « adéquat » qui selon le continuum
devrait remplacer le vide et le silence. Pendant quelques minutes par
jour son désir est satisfait et ce besoin de contact, ce besoin qu’on le
porte et qu’on le promène, ce besoin effroyable qui le démange
constamment est comblé. Sa mère fait partie de celles qui, après bien
des élucubration, se sont décidés à autoriser à l’enfant l’accès à leur
sein. Elle aime d’une tendresse encore jamais connu. Au début, elle a de
la peine à le recoucher après la tétée, surtout parce qu’il hurle si
désespérément. mais elle est persuadée de devoir le faire car sa propre
mère lui a dit (et elle est bien placée pour le savoir) que plus tard il
serait mal éduqué et lui ferait des difficultés si elle lui cédait
maintenant. Elle veut tout faire comme il faut ; et pendant un instant
elle sent que la petite vue qu’elle tient dans ses bras importe plus que
tout au monde. Elle soupire et le repose tout doucement dans son
berceau capitonné de tissu avec des petits canards jaunes, assorties à
toute la pièce. Elle s’est donné beaucoup de mal pour mettre des rideaux
en coton, un tapis en forme de panda géant, une table de toilette
blanche, une baignoire et une table à langer. Il fallait aussi du talc,
du savon, de la crème, du shampooing et une brosse à cheveux – le tout
dans des tons de bébé. Au mur, il y a des images de bébés animaux
habillés en hommes. La commode est pleine de petites chemises, de
barboteuses, de petits chaussons, de petits bonnets, de gants et de
langes. Dans l’angle sur le dessus il y a un mouton en laine et un vase
de fleurs – des fleurs que l’on a coupées, parce que la maman «aim

aussi les fleurs. Elle tire sur les bords de la petite brassière et
couvre le bébé d’un drap brodé et d’une couverture qui port ses
initiales. Elle la regarde avec une certaine satisfaction. On n’a rien
négligé pour que l’aménagement de la chambre du bébé soit parfait, même
si par ailleurs le jeune couple ne peut pas encore s’acheter tous les
meubles qui sont prévus pour les autres pièces. Elle se penche sur
l’enfant et dépose un baiser sur cette joue soyeuse ; puis elle se
dirige vers la porte alors que le premier hurlement de torture lui
transperce le corps. Elle ferme tout doucement la porte. Elle lui a
déclaré la guerre. Il faut que sa volonté l’emporte. A travers la porte
elle entend des cris, comme si l’on torturait quelqu’un. Son continuum
les identifie en tant que tels.

La nature ne donne pas de signe sans
équivoque voulant dire que l’on torture quelqu’un quand ce n’est pas
vraiment le cas. Elle hésite. Son cœur se sent attiré vers lui, mais
elle résiste et s’en va. Elle vient juste de le changer et de lui donner
à téter. Elle est donc sûre qu’en réalité il ne lui manque rien, et
elle laisse pleurer jusqu’à épuisement. Il s’éveille et se remet à
hurler. Sa mère jette furtivement un coup d’œil par la porte pour
s’assurer qu’il est couché comme il faut : tout doucement encore, pour
que l’attention qu’elle lui manifeste n’éveille pas de faux espoir, elle
referme la porte. Elle se précipite dans la cuisine pour faire son
travail, elle laisse la porte de la cuisine ouverte pour entendre le
bébé « si jamais il lui arrivait quelque chose ». Les hurlements de bébé
se changent en plaintes chevrotantes. Comme personne ne répond, le
mécanisme qui active ses signaux se perd dans la confusion du vide sans
vie, alors que le réconfort aurait dû venir depuis longtemps. Il regarde
autour de lui. Au-delà des barreaux immobiles et le mur. Il perçoit des
bruits qui n’ont aucun sens, provenant d’un monde lointain. Près de
lui, tut est calme. Il regarde le mur, jusqu’à ce que ses yeux se
ferment. Lorsqu’il les rouvre, plus tard, les barreaux et le mur sont
toujours exactement pareils, mais la lumière est encore plus triste.



(J. Liedloff, The Continuum Concept, 1977.)
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abida388
Super participante macha Allah!
Super participante macha Allah!


Date d'inscription : 12/04/2010

MessageSujet: Re: doit on laisser pleurer bébé ?   Jeu 16 Juin - 0:36

Salam

barkallah o fik pour le partage

j'entends souvent de sgens se plaindre qu'un bébé c'est trop bruyant

à croire qu'un bébé c'est un poupon qui pleure pas qu'on pose dans un coin et si ikl pleure sa soule tout le monde et faut le laisser pleurer , un bébé c'est son seul moyen d'expression les pleurs
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Salwa Oum Abd Allah
Je me sent bien ici al hamdulilah
Je me sent bien ici al hamdulilah
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Date d'inscription : 29/03/2011

MessageSujet: Re: doit on laisser pleurer bébé ?   Sam 18 Juin - 22:40

Salam Alaykoum

Le concept du continuum a été un électrochoc pour moi, même si j'étais déjà convaincue...

Doit on laisser pleurer bébé? Oui ;) Mais en l'accompagnant, jamais seul...
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MessageSujet: Re: doit on laisser pleurer bébé ?   

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